La nuit du 27 février, Israël frappe l’Iran et, dès le matin du 28, la réplique iranienne atteint le territoire israélien et celui des normalisateurs au Moyen-Orient. Pour les stratèges iraniens, ces deux cibles réunies situent les pays de la normalisation, pareils à Dubaï, parmi les ennemis de l’opposition à Israël et aux États-Unis. Cette conjonction militaire plonge l’investigation au cœur de l’actuelle problématique géopolitique, où il est question, à la fois, de maîtriser la guerre et d’affronter ses répercussions économiques et financières où figure la ressource pétrolière.
Pour l’instant, les deux porte-avions américains pré-positionnés infligent un démenti patent au subterfuge de la riposte exigée par l’imminence de l’attaque iranienne proclamée, par Trump et Netanyahu, sûre et certaine. Min ayna laka hatha ?
Mais par-delà ce mensonge avéré, c’est le choix du moment qui est à expliquer. En effet, la guerre figure parmi le 7aram durant le mois de Ramadan selon le Coran. En outre, l’armée, fatiguée par le jeûne et les veillées serait moins disposée à guerroyer.
Les crétins israëlo-américains misent, alors, sur l’absence de perte soldatesque. Mais, outre l’effet du jeûne, un second déterminant explique le choix du moment.
Trump annonçait des négociations avec l’Iran.
Cela devait provoquer la démobilisation de l’ennemi juré. La traîtrise et la fourberie américano-israéliennes illustrent l’invariance de leur tactique machiavélique.
Maintenant, Macron, avec d’autres, conseille de raison garder face au risque d’embrasement généralisé. L’engrenage peut entraîner vers la situation qui échappe aux belligérants. Épictète évoque « les choses qui ne dépendent pas de nous ». Trump, le soi-disant élu pour être le fossoyeur de la guerre, finit, de fil en aiguille, par brandir sa « fureur épique ». Devant la vigueur de la riposte iranienne, les chroniqueurs occidentaux, judaïsés, parlent des animaux qui jouent le tout pour le tout lorsqu’ils se voient bientôt achevés. En fait de bêtes sauvages, les Israélo-américains, pris de rage, seraient à mettre en cage.
Selon Netanyahu, falsificateur avéré, déguisé en chroniqueur attitré, le peuple iranien chante et danse, partout, sous les bombes de sa délivrance. Une fois débarrassé des Mollahs, l’Iran retrouvera la voie de la joie. En guise de liesse, les frappes iraniennes reprennent sur Israël et sur ses alliés attitrés. Les deux satans annoncent la mort du guide suprême de la révolution. L’Iran annonce une ample riposte à la mort d’Ali Khamenéi et Trump menace de répliquer de manière encore plus sévère.
Loin de se voir conjuré, l’engrenage ne fait que débuter à la barbe des salauds désemparés sous des airs comblés. Pour la première fois, Netanyahu, le criminel de guerre génocidaire, apparaît barbu à la télévision d’Etat. L’effort accompli pour « finir le travail » ne lui a pas laissé le temps de se raser.
Barberousse, le Turc, s’empare de l’Algérie et trône sur l’empire ottoman. Netanyahu, le nouveau Barberousse, peine à chapeauter le Moyen-Orient. De rares citoyens lui trouvent un charme certain.
Le 29 février, Abdelwaheb Jmal, hostile à l’islamisme de manière outrancière, autrement dit viscérale, me dit : « Les Américains ont tué Khamenei, tant mieux. » Mais l’émancipation ne saurait tomber du ciel étoilé, avec les bombes larguées par les génocidaires intéressés à l’occupation de la terre usurpée. Elle provient des Iraniens. A la mi-journée, le porte-parole de Tsahal, soudain laconique, et pour cause, paraît désabusé. Sale métier !
Trump ironise : « Neuf bateaux ont
té coulés, mais à part ça, la marine iranienne va bien ». Ce criminel de guerre, lié à une association de proxénétisme et pilier d’un réseau financier, ravale son « Amérique d’abord » en principal foyer de terreur mondiale.
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