Les autorités algériennes ont temporairement interrompu, à compter du vendredi 20 mars, les approvisionnements en gaz destinés aux industries énergivores. Sont concernées les cimenteries, les aciéries ainsi que les usines de matériaux de construction. Cette mesure s’étend sur une période de huit jours, jusqu’au vendredi 27 mars, et coïncide avec les vacances de l’Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan.
La décision vise à libérer des volumes de gaz supplémentaires afin de les réorienter vers les marchés internationaux. Des sources bien informées à Alger ont indiqué à l’agence ANSA que l’objectif est de tirer parti des prix actuellement favorables ainsi que de la demande soutenue de la part des partenaires étrangers. Ces derniers continuent, par ailleurs, de considérer l’Algérie comme un fournisseur fiable. En conséquence, les volumes économisés sur le marché local sont redirigés vers le marché libre, où les conditions commerciales sont jugées plus avantageuses.
La période retenue pour cette coupure correspond à un moment où l’activité industrielle marque traditionnellement un ralentissement en raison des congés liés à la fête. Cette synchronisation permet de limiter les répercussions sur la production nationale tout en maximisant les bénéfices à l’exportation. D’autre part, cette initiative illustre la priorité accordée par les autorités à la valorisation des ressources énergétiques sur les marchés extérieurs. Qui plus est, elle intervient dans un contexte où les cours mondiaux du gaz offrent des marges jugées suffisamment attractives pour justifier un tel réajustement temporaire des flux.