Nouveau rebondissement dans les dossiers judiciaires liés à la famille du président déchu Zine El Abidine Ben Ali. La justice française a officiellement opposé une fin de recevoir à la demande d’extradition de Halima Ben Ali, une information confirmée ce mercredi 1er avril 2026 par l’Agence France-Presse (AFP). Cette décision marque un tournant dans la procédure engagée contre la fille de Ben Ali, recherchée par les autorités tunisiennes pour des infractions financières.
L’affaire avait pris une dimension concrète à l’automne 2025, lors de l’interpellation de Halima Ben Ali dans un aéroport parisien. Depuis cette arrestation, le bras de fer juridique s’était cristallisé autour des garanties de sécurité et d’équité judiciaire en cas de retour forcé à Tunis. Lors des audiences, sa défense a plaidé avec vigueur contre son renvoi. L’argumentaire de la défense a été particulièrement incisif, qualifiant une éventuelle extradition de véritable « arrêt de mort » pour sa cliente, invoquant des risques majeurs pour son intégrité.
Ce refus de la part des tribunaux français constitue un camouflet pour la justice tunisienne, qui tente depuis plusieurs années de rapatrier les membres du clan Ben Ali faisant l’objet de poursuites pour corruption et malversations financières.
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