Malgré qu’une alerte officielle n’a pas encore été annoncée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’agitation des derniers jours autours autour de la question laisse le monde entier dans une situation de perplexité.
L’ambiguïté persiste encore à propos du degré de gravité de la situation. Il est confirmé que le virus est mortel. Ce dont personne ne peut affirmer, ni l’OMS ni aucune autre autorité sanitaire mondiale ou régionale, c’est la question de savoir s’il s’agit ou non d’une épidémie, ou au plus, d’une pandémie. Est-ce que nous sommes dans une situation semblable à celle de la grippe aviaire ou de la grippe porcine ou même de la Corona virus, survenus des années auparavant.
Il ne s’agit pas de discuter là le degré de parenté du Hantavirus des virus indiqué ci-dessus, mais plutôt des voies de contamination, surtout de l’Homme à l’Homme. Nous savons que la source du virus sont les rongeurs. Mais une fois qu’un humain a été touché, faudrait-il prendre des précautions pour éviter le contact avec lui pour prévenir contre une éventuelle contamination. Est-ce qu’il s’agit d’un virus volatil ou bien il se propage à travers le contact physique.
Les réponses à ces questions restent encore ambiguës, malgré que l’OMS tente, à travers les communiqués qu’elle est entrain de publier, de rassurer la population mondiale. Cependant les faits sont là.
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une opération d’évacuation sous haute supervision
Le premier consiste dans le fait que le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, accompagné des ministres espagnoles de la santé et de l’intérieure, s’est trouver dans l’obligation de se déplacer aujourd’hui en personne à Tenerife aux iles Canaries pour coordonner l’évacuation des passagers du bateau de croisière MV Hondius, touché à la fin de la semaine dernière par Hantavirus et sur lequel six personnes ont été touchés dont trois morts.
Si un « état-major » de cette envergure effectue un tel déplacement pour superviser et coordonner, à partir d’un poste de commandement sur les lieux, une telle opération, si cette même opération a pris une semaine de préparation, c’est que c’est du sérieux, du très sérieux même.
Il s’agit « d’encadrer strictement la situation sanitaire et d’éviter toute propagation du virus » affirment les autorités espagnoles, selon ce qui a été rapporté par AFP.
Dans un communiqué, l’OMS affirme qu’au « 8 Mai, huit cas au total, dont trois décès (taux de létalité de 38 %), ont été signalés. Six cas ont été confirmés en laboratoire comme étant des infections à Hantavirus, tous identifiés comme étant dus au virus des Andes ». Cette variété reconnue par les experts de l’OMS comme étant transmissible de l’Homme à l’Homme. Ce même communiqué précise que les deux autres cas sont considérés comme « probables ». Nous sommes passés alors de six à huit cas en moins d’une semaine.
L’OMS ajoute qu’à ce jour, quatre patients sont hospitalisés: « un en soins intensifs à Johannesburg, en Afrique du Sud, deux dans différents hôpitaux aux Pays-Bas et un autre à Zurich, en Suisse ».
Nonobstant ces chiffres, peu alarmants, qui ont permis à l’OMS de mener un discours rassurant en indiquant un niveau de risque épidémique « faible » et que le virus est moins contagieux que le Covid 19, ceci n’empêche pas que le monde s’apprête bel et bien à affronter une nouvelle situation de crise sanitaire. En témoigne le fait que des cas sont entrain d’apparaitre, ici et là dans le monde, à l’instar les deux cas de Singapour, qui portaient les symptômes du Hantavirus mais dont les testes ont été signalés « négatifs ».
Krimi Abderrazek