La production nationale de pétrole a atteint, à la fin du mois de mars 2026, environ 0,29 million de tonnes enregistrant ainsi une baisse de 13 % par rapport à la même période de l’année 2025, où la production s’élevait à environ 0,33 million de tonnes. C’est ce qu’indiquent les chiffres annoncés par l’Observatoire National de l’Énergie et des Mines.
Lors d’une intervention sur express Fm, l’expert international en énergie Ezzedine Khalfallah a attribué ce recul principalement à la baisse continue de la production des principaux champs pétroliers, face à la faiblesse des opérations de forage et d’exploration ainsi qu’à l’absence de nouveaux projets de prospection. À cela s’ajoute la baisse du nombre de permis d’exploitation, qui est actuellement du nombre de permis seulement alors qu’il avoisinait les 54 permis en 2010.
L’expert a expliqué que ce déclin coïncide avec le départ des grandes compagnies d’exploration du marché tunisien, compte tenu des perspectives d’exploration limitées et de la réorientation stratégique des grands acteurs du secteur vers les investissements dans les énergies renouvelables. Il a également souligné que les cadres juridique et fiscal demeurent insuffisamment attractifs pour les investisseurs, malgré les tentatives de l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP) d’attirer de nouveaux partenaires.
Il a averti que la persistance de la faiblesse des explorations risquait d’aggraver le déficit commercial énergétique au cours de la période à venir. Il a ainsi appelé à accélérer la transition énergétique, d’autant plus que la Tunisie recèle, selon ses dires, un grand potentiel dans le domaine des énergies renouvelables capable de fournir une énergie propre à moindre coût.