La Fédération générale de l’enseignement secondaire a appelé, ce vendredi, à l’arrêt immédiat de toute procédure sécuritaire visant un enseignant d’un centre d’examen à Oum El Araies (gouvernorat de Gafsa), et à la restauration de son droit et de sa réputation, après sa convocation dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite de la détection d’une tentative de fraude impliquant une élève.
Dans un communiqué, le syndicat affirme que l’enseignant a été entendu par les unités de la Garde nationale sur la base d’une plainte jugée infondée, alors qu’il aurait simplement appliqué son devoir de surveillance lors des épreuves. L’organisation dénonce ce qu’elle considère comme un abandon de la part de la tutelle, accusée de ne pas protéger ses personnels engagés dans la supervision des examens nationaux.
Le syndicat pointe directement la responsabilité du ministère de l’Éducation, estimant que la gestion actuelle de la lutte contre la fraude repose sur des dispositifs insuffisants et mal calibrés, notamment face à la persistance des fuites et des tentatives de triche via les réseaux sociaux. Une situation qui, selon lui, fragilise la crédibilité du baccalauréat et l’ensemble du système d’évaluation.
Au-delà du cas individuel, la Fédération générale de l’enseignement secondaire prévient qu’une telle convocation d’un enseignant pour avoir signalé une fraude envoie un signal dissuasif à l’ensemble des surveillants. Elle y voit une atteinte directe à leur autorité et à l’intégrité du système d’examen.
Le syndicat appelle enfin à une prise de responsabilité politique claire et à des mécanismes de protection effectifs pour les enseignants, estimant que la continuité de ce type de dérives ne fera qu’aggraver la crise de confiance autour des examens nationaux.
