L’Italie, deuxième partenaire commercial de la Tunisie, constitue un allié stratégique privilégié. Lors du forum économique tuniso-italien, dont l’ouverture s’est tenue le 24 juin au siège de l’UTICA à Tunis, la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et le Ministre italien des affaires étrangères, Antonio Tajani et, ont exprimé leur ambition partagée de renforcer les liens entre les deux pays.
Selon Denise Salustri, secrétaire générale de la chambre tuniso-italienne, plus de 180 sociétés italiennes sont venues participer à ce forum pour découvrir toutes les opportunités que la Tunisie peut offrir en termes d’échanges commerciaux, d’investissements, de croissance et développement.
Des chiffres prometteurs
Lors de son allocution, Sarra Zaafrani Zenzri, a mis en avant des indicateurs encourageants qui témoignent d’une coopération bilatérale qui se consolide. La République italienne, première économie de l’espace méditerranéen, confirme sa position de partenaire majeur de la Tunisie avec plus de 1 000 entreprises implantées, à l’origine de 85 000 emplois.
Dans le secteur de l’énergie, elle occupe la première place des investisseurs et la troisième parmi les investisseurs étrangers directs. Alors que la Tunisie ambitionne d’atteindre 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2030, le projet Elmed, première interconnexion électrique directe entre l’Afrique du Nord et l’Europe, contribue directement au renforcement de la sécurité énergétique. Il consolide la position des deux pays comme acteurs majeurs du développement durable. En ce qui concerne les échanges, ils ont également poursuivi leur progression avec une croissance supplémentaire avoisinant les 8 % au cours des quatre premiers mois de l’année 2026, par rapport à la même période de l’année précédente. Pour le secteur touristique, plus de 160 000 touristes italiens ont visité la Tunisie au cours de l’année 2025.
La Cheffe du gouvernement a finalement souligné l’importance stratégique du projet TANIT, dans les secteurs de l’agriculture et de l’eau, dans le cadre du « Plan Mattei pour l’Afrique ».