Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger a accueilli, le mardi 30 juin 2026 à l’Académie diplomatique internationale de Tunis, la secrétaire générale du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), Mme Chileshe Mpundu Kapwepwe. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du renforcement de la coopération entre la Tunisie et cette organisation africaine. À cela s’ajoutait une couverture médiatique importante en raison des enjeux diplomatiques et économiques de l’événement.
D’autre part, Mme Kapwepwe a rappelé la portée du COMESA, qui regroupe 21 États membres, de la Tunisie jusqu’au sud de l’Afrique, et dont le territoire s’étend sur une vaste superficie. Le PIB cumulé de ce bloc régional atteint 1 000 milliards de dollars et sa population s’élève à 680 millions d’habitants. Par ailleurs, elle a insisté sur le caractère singulier de cette organisation, qui a créé dès l’origine des institutions opérationnelles dans différents secteurs. En sus, elle a cité le Fonds pour le commerce et le développement, dont le bilan dépasse 10 milliards de dollars, ainsi que des institutions spécialisées dans l’assurance et la gestion des risques commerciaux. Qui plus est, l’Institut monétaire du COMESA collabore avec les banques centrales pour harmoniser les politiques monétaires, tandis que la Commission de la concurrence encadre la concurrence et protège les consommateurs.
La secrétaire générale a également mis en avant la Fédération des femmes entrepreneures, qui regroupe les sections féminines des 21 États membres et dont les représentantes étaient présentes en Tunisie cette semaine pour participer à des réunions et à un salon professionnel. L’objectif est de concrétiser l’adhésion de la Tunisie au COMESA et de montrer comment les entreprises tunisiennes peuvent développer leur marché au sein de la région. À cela s’ajoute le rôle du Conseil des entreprises du COMESA, qui fédère les chambres de commerce des États membres et facilite le dialogue entre le secteur privé, les autorités publiques et les décideurs. En ce qui concerne le plan stratégique à moyen terme 2026-2030, Mme Kapwepwe a indiqué qu’il repose sur cinq piliers. Elle a expliqué que le contexte mondial, marqué par de nombreux changements et incertitudes dans le domaine du commerce, a conduit à une révision de la stratégie pour préserver l’agilité et l’impact de l’organisation au service des États membres. Enfin, elle a insisté sur la nécessité de valoriser davantage les matières premières africaines et de renforcer les capacités de production et d’industrialisation au sein du COMESA. Elle a souligné que la Tunisie peut servir d’exemple en matière de production et d’industrie, et qu’aucun pays ne détient toutes les réponses ni toutes les ressources, d’où la nécessité d’agir collectivement. Ces aspirations communes sont alignées sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine et sur le plan stratégique du COMESA.
Photos, réalisation et montage: Riadh Sahli