À la fin du mois de mai 2026, le secteur agricole tunisien affiche une progression significative des capitaux engagés par les opérateurs privés. En effet, la valeur globale des investissements agréés par l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA) atteint 202,8 millions de dinars, ce qui correspond à une croissance de 15 % par rapport à la même période de l’exercice précédent. Cette évolution positive des montants injectés intervient malgré une diminution du nombre total de projets validés, le volume des transactions ayant enregistré une légère contraction.
Entre janvier et mai 2026, les structures compétentes ont validé 2 501 opérations d’investissement pour une enveloppe globale de 202,8 millions de dinars. Parmi ces opérations, 1 102 projets, d’une valeur de 190,2 millions de dinars, ont été examinés et agréés par les comités supérieurs des commissariats régionaux au développement agricole, avec un montant moyen de 173 000 dinars par projet. À cela s’ajoutent 1 399 opérations supplémentaires, représentant 12,6 millions de dinars, qui ont reçu l’aval des structures régionales déconcentrées. D’autre part, la ventilation par type d’opération fait apparaître 604 projets de création, pour un montant de 94,8 millions de dinars (55 % du nombre total et 50 % de la valeur), ainsi que 498 opérations d’extension et de renouvellement, d’une valeur de 95,4 millions de dinars (45 % du nombre et 50 % de la valeur). Par ailleurs, le montant des subventions publiques approuvées par l’agence s’élève à environ 48,5 millions de dinars, soit une aide moyenne de 44 000 dinars par projet.
Les investissements ainsi agréés devraient permettre la création de 1 066 emplois permanents sur l’ensemble du territoire. Qui plus est, cet impact social revêt une importance particulière pour les régions de l’intérieur du pays, où les projets programmés contribuent à la stabilisation des populations rurales. En sus, l’analyse de l’antériorité des dossiers approuvés indique que 28 % des opérations validées correspondent à des déclarations enregistrées au cours des cinq premiers mois de 2026, 41 % à des projets déclarés durant l’ensemble de l’année 2025, et 21 % à des dossiers remontant à 2024 ou aux années antérieures. Par conséquent, cette répartition témoigne de la capacité de l’administration à résorber progressivement les flux de demandes accumulées. Enfin, l’essentiel des enveloppes financières a été instruit par les instances nationales, tandis que le solde relève des structures régionales déconcentrées, ce qui confirme le rôle complémentaire des différents niveaux de décision dans l’octroi des incitations étatiques.
MBY