Face aux défaillances répétées des services publics lors des pics estivaux de 2026, accentuées par des vagues de chaleur successives, le député de Sfax, Tarek Mahdi, tire la sonnette d’alarme et sollicite une intervention directe du chef de l’État. Au cœur de son constat figure une critique ciblée de la gouvernance actuelle et des défauts de planification au sein des ministères de l’Énergie et de l’Économie. Pour y remédier, il préconise la nomination immédiate d’experts aux postes clés et l’attribution d’une réelle autonomie décisionnelle aux ministres pour gérer leurs équipes afin d’en finir avec la paralysie administrative.
L’analyse de l’épisode estival met en évidence une crise d’infrastructure généralisée, caractérisée par une forte interdépendance entre les réseaux d’électricité et d’eau. La hausse massive de la consommation électrique, tirée par l’usage intensif de la climatisation, a saturé le réseau national. Ces coupures de courant ont entraîné un effet domino direct sur l’approvisionnement en eau, immobilisant les stations de pompage de la SONEDE et privant de nombreux ménages d’eau courante. Dans le même temps, les délestages électriques ont perturbé les unités d’embouteillage, créant une pénurie simultanée d’eau minérale sur le marché.
Pour sortir de cette impasse et garantir la résilience du pays, le député avance, dans une déclaration à la radio Diwan Fm, des solutions concrètes articulées autour de deux urgences majeures. À court terme, il demande le renforcement immédiat de la grille électrique par le déploiement de générateurs de secours afin d’absorber les futurs pics de charge. À plus long terme, il appelle à faire des énergies renouvelables une priorité nationale, en ouvrant largement ce marché aux investisseurs et hommes d’affaires tunisiens pour moderniser durablement les infrastructures du pays.