Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, mardi 8 septembre 2026 après-midi, au palais de Carthage, le nouveau secrétaire général de la Ligue des États arabes, Nabil Fahmy, en visite en Tunisie les 8 et 9 septembre.
Au début de l’entretien, le chef de l’État a félicité Nabil Fahmy pour sa nomination à la tête de l’organisation panarabe, lui souhaitant plein succès dans ses nouvelles fonctions, dans un contexte régional marqué, selon lui, par une période particulièrement délicate et par un environnement international en profonde et rapide mutation.
Kaïs Saïed a également évoqué plusieurs étapes de l’histoire de la Ligue des États arabes, créée le 22 mars 1945, ainsi que les différentes initiatives visant à réformer son pacte fondateur et les institutions de l’action arabe commune. Il a notamment rappelé le transfert du siège de la Ligue du Caire à Tunis en 1979, avant son retour dans la capitale égyptienne en 1990.
Le président tunisien a estimé qu’un nouvel ordre humain était en train d’émerger et que les défis auxquels le monde est confronté imposaient davantage de coopération et de solidarité entre les pays arabes. Il a appelé, dans ce cadre, à moderniser les mécanismes de l’action arabe commune et à améliorer le fonctionnement de ses institutions afin de répondre aux mutations internationales et de préserver les intérêts et les droits des peuples arabes.
Il a notamment réaffirmé la nécessité de défendre le droit du peuple palestinien à établir un État indépendant et pleinement souverain sur l’ensemble de son territoire, avec Al-Qods comme capitale.
Le chef de l’État a par ailleurs insisté sur l’importance de renforcer la coopération arabe dans les domaines économique, sécuritaire et scientifique, en adoptant de nouvelles approches. Il a également appelé les pays arabes à s’engager davantage dans la révolution des technologies de l’information et de la communication afin de renforcer leur présence dans le débat international et leur capacité à participer à la prise de décision mondiale.
Kaïs Saïed a appelé les pays arabes à « prendre l’initiative » et à faire face aux tentatives de division et de fragmentation de la région. Il a mis en garde contre ce qu’il a qualifié de tentatives d’imposer de nouveaux accords de type « Sykes-Picot », estimant que les États arabes sont aujourd’hui confrontés à des menaces visant leur existence même.
Dans ce contexte, il a souligné la nécessité de restaurer à l’État national sa place et son rôle, afin de permettre aux citoyens arabes de vivre dans la dignité et de renforcer la confiance des jeunes dans leur avenir, à l’écart de toutes les formes d’aliénation intellectuelle et civilisationnelle.