Du 3 au 7 octobre, Nabeul et Hammamet vibreront au rythme du cinéma féminin avec la 7e édition du Festival international du film de femmes « Regards de Femmes ». Cette année, c’est une phrase de Fairouz qui sert de fil conducteur : « Eh… il y a de l’espoir ». Une manière de rappeler que la lumière finit toujours par se frayer un chemin à travers les fissures.
L’espoir, justement, est au cœur de cette édition, qui rassemble 19 films venus de 9 pays, tous signés par des réalisatrices. Au cinéma, l’espoir n’est pas qu’un mot : il se fait image, récit, émotion, et devient parfois une mémoire qui dure.
La sélection offre un véritable panorama du cinéma féminin dans la région. Le Maroc est présent avec trois films : « Aicha » de Sanae Alaoui, « L’Mina » de Randa Maroufi et « Jardins du Paradis » de Sonia Terrab. La Tunisie en aligne également trois en compétition : « Éphémère » de Sarra Ben Ammar, « Salopette » de Feryel Ben Boubaker et le documentaire « Cursed Tomatoes » de Marwa Tiba. Le Liban propose trois regards singuliers avec « The Earth Weavers » de Rima Kaddissi, « She’s Swimming » de Liliane Rahal et « From Distance, Chickens Have Teeth » de Refka Helou.
L’Algérie répond présente avec « L’Être Indélébile (By the Sea) » d’Ines Daif, le documentaire « Aswat (Healing) » de Sirine Achir et « Gardiennes de Nuit » de Nina Khada. La Jordanie est représentée par « Divine Secret » de Siba Younes et « Will You Remember Me ? » de Duha Noor Al-Athamneh, et l’Égypte par « Dreams of Dendara » de Sabrine El Hossamy et « Happy Mother’s Day » de Jomana Nasser. Enfin, la Syrie participe avec « There Are Rumors That We Left » de Joyce Oska, la Libye avec le documentaire « Colors » de Nura Ali, et la Palestine avec « What a Pattern Tells » de Bayan Abutaema.
À travers cette programmation, le festival poursuit sa mission : offrir des espaces pour rêver, échanger et donner à entendre des voix différentes, des lieux où le cinéma invite à porter un autre regard et à dépasser ce que l’on croit déjà savoir. Car, comme le dit Fairouz, il reste toujours une place pour l’espoir.