La deuxième édition de l’AI-Forward Summit s’est ouverte mercredi 9 septembre à Yasmine Hammamet, réunissant des responsables, experts et acteurs du secteur de l’intelligence artificielle de plusieurs pays arabes et africains. Organisé par l’Organisation arabe des technologies de l’information et de la communication (AICTO), en partenariat avec le ministère tunisien des Technologies de la communication, le sommet est placé sous le thème « Façonner l’avenir de l’IA, de la vision à la valeur ».
S’exprimant au micro de Réalités Online, Adnane Ben Halima, vice-président de Huawei pour la région Afrique du Nord, a souligné l’importance pour les pays arabes, et notamment pour la Tunisie, de ne pas rester de simples utilisateurs des technologies d’intelligence artificielle, mais de devenir des acteurs de leur développement.
« L’intelligence artificielle est le sujet de notre époque », a-t-il déclaré à Réalités Online, soulignant qu’elle était désormais appelée à intervenir dans l’ensemble des domaines vitaux et économiques.
Selon lui, la Tunisie dispose de compétences importantes dans le domaine de l’IA, ainsi que d’une base infrastructurelle sur laquelle elle peut s’appuyer. Il a toutefois estimé que des efforts supplémentaires étaient nécessaires pour développer les infrastructures capables de favoriser le passage des technologies d’intelligence artificielle vers les applications économiques.
Adnane Ben Halima a notamment cité la santé, l’éducation et l’énergie parmi les secteurs dans lesquels l’IA peut apporter davantage d’efficacité et de dynamisme. Il a indiqué que Huawei travaillait de son côté à favoriser l’intégration de ces technologies dans différents domaines.
L’énergie, un enjeu majeur pour l’IA
Le responsable de Huawei a également insisté sur un enjeu appelé, selon lui, à devenir déterminant dans le développement de l’intelligence artificielle : l’énergie.
Le déploiement de l’IA nécessite des capacités importantes de stockage et de traitement des données, ce qui entraîne des besoins énergétiques considérables. « L’énergie est devenue une arme très importante dans ce domaine », a-t-il relevé, en insistant également sur la question de la durabilité.
Dans ce contexte, il a estimé que la Tunisie disposait d’un atout à travers son potentiel en matière d’énergie solaire. Pour lui, le développement de cette ressource, accompagné d’une stratégie claire en matière d’infrastructures et d’énergies du futur, pourrait contribuer à renforcer le positionnement du pays dans le secteur de l’IA.
Adnane Ben Halima a ainsi appelé à agir simultanément sur plusieurs leviers, notamment les infrastructures, l’énergie et les compétences. Une telle approche permettrait, selon lui, à la Tunisie de renforcer sa présence dans l’écosystème régional de l’intelligence artificielle.
Il a enfin estimé que le pays pouvait jouer un rôle important en Afrique du Nord et dans ses relations avec l’Europe du Sud, à l’image de la place qu’il a déjà occupée dans le développement des technologies 4G et 5G.
« Nous pouvons être efficaces dans la région, comme nous l’avons été dans les domaines de la 4G et de la 5G », a-t-il affirmé.
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