La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis a rendu son arrêt dans l’affaire de l’assassinat du leader politique Chokri Belaïd, tué le 6 février 2013 devant son domicile à Tunis. Au total, 23 accusés étaient concernés par ce procès en appel, et les peines prononcées ont varié entre le non-lieu et la peine capitale.
Selon les décisions rendues, l’action publique a été éteinte en ce qui concerne l’un des accusés en raison de son décès. Par ailleurs, neuf autres accusés ont bénéficié d’un non-lieu, la Cour ayant confirmé les jugements rendus en première instance à leur encontre. La peine de mort par pendaison a été prononcée contre deux accusés : Mohamed Aouadi et Ezzeddine Abdellaoui. En plus de cette condamnation capitale, Mohamed Aouadi a été condamné à 105 ans de prison supplémentaires pour d’autres chefs d’accusation cumulés, tandis qu’Ezzeddine Abdellaoui a écopé de dix années de prison additionnelles.
La Cour d’appel a également condamné quatre autres accusés à la prison à vie. Parmi eux figurent Abderraouf Ben Jaballah Ettalbi, Mohamed Ben Chedli Ben Ahmed Akeri et Mohamed Amine Guesmi. De son côté, Ahmed Melki, connu sous le surnom de « Somali » et considéré comme l’un des principaux accusés dans l’exécution de l’assassinat, a été condamné à trente-sept ans de prison. Les autres condamnations prononcées par la Cour se situent entre quatre et trente ans d’emprisonnement, selon le degré d’implication de chaque accusé.