Affaire Khaled Khrichi : Le mouvement Echaâb dénonce un «procès politique» 

Dans un communiqué rendu public ce dimanche sur sa page Facebook, le mouvement Echaâb est revenu sur la condamnation de Khaled Khrichi, vice-président de son Conseil national, poursuivi en justice pour des faits liés à son ancienne présidence de la commission de conciliation et d’arbitrage au sein de l’Instance Vérité et Dignité (IVD). Tout en réaffirmant son attachement indéfectible au principe de la primauté du droit, à l’indépendance de la justice et au droit à un procès équitable à l’abri de toute instrumentalisation politique, le parti a tenu à apporter plusieurs clarifications majeures.
Le mouvement Echaâb qualifie cette condamnation de « procès politique par excellence ». Selon le parti, cette affaire cible directement le système de justice transitionnelle qui, malgré ses lacunes, constitue l’un des acquis phares de la révolution du 17 décembre.
Le communiqué pointe également du doigt des zones d’ombre flagrantes entourant les deux dossiers pour lesquels Khaled Khrichi a été condamné. Le parti rappelle que ce dernier avait officiellement gelé ses activités au sein de la commission de conciliation dès le 4 novembre 2016, avant de présenter sa démission définitive de l’IVD le 27 avril 2017, se retirant ainsi de l’ensemble de ses travaux. De ce fait, Khaled Khrichi se retrouve condamné pour des accords de conciliation conclus par l’Instance à des dates ultérieures à son départ et dans lesquels il n’a aucunement été impliqué, ce qui soulève, selon le mouvement, de sérieuses interrogations quant au fondement juridique de ces poursuites.
Face à ce qu’il qualifie de graves vices de forme, d’entorses procédurales et d’absence totale de preuves de culpabilité dans le dossier, le mouvement Echaâb condamne fermement ces verdicts. Le parti exprime par la même occasion sa solidarité envers Khaled Khrichi ainsi qu’envers tous les activistes politiques et civils condamnés dans des conditions n’ayant pas respecté les garanties d’un procès équitable. Le mouvement conclut en rappelant qu’une justice authentique ne peut s’asseoir que sur le respect de la loi, l’indépendance du pouvoir judiciaire et la préservation des droits et libertés.

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