Bilan 2025 de la BCT : entre indicateurs et défis persistants

La Cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzeri a reçu, ce samedi à la Kasbah, le gouverneur de la Banque Centrale, Fethi Zouhair Nouri, à l’occasion de la remise du rapport annuel 2025 de l’institution.
Premier constat mis en avant lors de cette rencontre : la politique monétaire menée l’an dernier a globalement porté ses fruits, avec une inflation contenue, des réserves de change stables, et un taux directeur ramené à 7% après deux baisses successives. Un satisfecit que la Cheffe du gouvernement a pris soin de nuancer, en rappelant que ces résultats s’inscrivent dans un contexte hérité de difficultés anciennes, entre endettement lourd et déséquilibres structurels accumulés au fil des décennies.


Côté chiffres, l’année 2025 affiche une croissance économique de 2,5%, en nette progression par rapport à 2024 (1,6%), tirée principalement par l’agriculture et le tourisme. Le chômage a lui aussi reculé, passant à 15,2%, tandis que les investissements étrangers ont bondi de 30% — une tendance qui s’est confirmée au premier trimestre 2026, avec une croissance de 2,6%.
Des résultats encourageants donc, mais qui n’occultent pas, selon la Cheffe du gouvernement, certains points de fragilité : un déficit énergétique qui continue de peser sur les équilibres extérieurs, une forte exposition aux fluctuations des marchés internationaux, et surtout un investissement productif jugé encore trop timide. Sur ce dernier point, elle a adressé un message clair aux banques, les invitant à jouer davantage leur rôle de moteur économique plutôt que de se cantonner à une logique de rentabilité, tout en appelant la Banque Centrale à accompagner cette dynamique.
De son côté, le gouverneur Fethi Zouhair Nouri a insisté sur les avancées technologiques réalisées par l’institution en 2025, entre digitalisation des opérations, modernisation des systèmes de paiement et premiers pas dans l’intelligence artificielle.
Sarra Zaafrani Zenzeri a tenu à recentrer le débat sur l’essentiel : au-delà des indicateurs macroéconomiques, c’est leur traduction concrète dans le quotidien des Tunisiens — pouvoir d’achat, qualité des services publics, justice sociale — qui constituera, selon elle, le véritable test de réussite de cette politique.

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