Les premières explosions de joie exprimées par les peuples libérés appartiennent au passé. Depuis plus de deux ans, les pays qui ont connu des soulèvements ayant entrainé la chute de leur dictateur, vivent aujourd’hui des transitions politiques. Quel bilan faire de ce processus à l’issue incertaine et comment favoriser la construction pacifique d’une démocratie ? Telles sont les questions auxquelles devaient répondre les intervenants dans le premier panel du Forum International de Réalités.
Où va la Tunisie ?
Où va le monde arabe ?
RAu risque de blesser l’amour propre du lectorat tunisien, il y a des réalités qu’il faut bien regarder en face : il arrive que la presse anglo-saxonne se désintéresse complètement – mais alors com-plète-ment – de la Tunisie, parfois pendant plusieurs mois d’affilée. Etonnant certes, vexant peut être, et pourtant c’est ainsi.
Difficile transition économique dans les pays du Printemps arabe, dans les autres aussi !
Une idée avait prévalu ces derniers mois et soutenait que les pays arabes qui n’ont pas connu de transition politique ou de révolution jouissent d’une forte croissance économique et ont pu mettre cette stabilité politique en faveur de leur développement.
Depuis cette grandiose révolution de la liberté et de la dignité, on ne peut quasiment plus organiser une réunion publique sans qu’elle ne vire à la pantalonnade.
Les quatre personnes du groupe Femen, l’une tunisienne et les autres européennes suscitent un débat limité, pour l’essentiel, à la formation d’un couple d’opposition. La classique mésalliance du pour et du contre unit l’approbation et la désapprobation.
Dans les pays arabes, les histoires drôles inventées quotidiennement et dont les peuples sont friands, sont beaucoup plus que des histoires pour rire, elles traduisent le désarroi face à la vie, elles éclairent sur certaines réalités et aspirent à les changer, elles drainent des idées subversives et sont génératrices de conflits.
On a beaucoup parlé, ces derniers jours, de problèmes entre les pharmaciens et la CNAM. Ce n’est pas la première fois que des tensions surgissent, mais cette situation continuera tant que le problème fondamental de remboursement des médicaments n’aura pas été résolu.
Le docteur Salem Ech-Chadli (1896-1954) , un médecin de l’âme
Chaque période historique apporte son lot de mémoires oubliées, refoulées ou simplement ignorées. Depuis le 14 janvier 2011, la déflagration de la parole charrie son lot d’évocation des anciens.
L’histoire de l’Armée tunisienne ne saurait se résumer aux 57 années de son existence ! Son épopée remonte à l’époque carthaginoise et ce n’est guère par chauviunisme que d’affirmer que la Tunisie a donné des noms illustres de stratèges de guerre qui sont toujours enseignés dans les plus grandes académies.