Professeur en Sciences politiques et études Arabes, à l’Université Lyon 2 et Directeur du groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (GREMMO) à la Maison de l’Orient méditerranéen, CNRS-Université Lyon 2, Mohamed Chérif Ferjani estime que les mouvements islamistes au pouvoir, dont Ennahdha, sont confrontés à deux choix capitaux : ils doivent tout d’abord clarifier leurs positions vis-à-vis des salafistes qui leur font de la concurrence et mettent en danger leur pouvoir. Ensuite, ils sont obligés de s’allier avec les forces laïques pour sortir de la crise économique. Ces choix auraient des implications sur leur unité et sur leur projet idéologique.
«Nécessité d’une révolution intérieure au sein des partis islamistes»
Politologue et spécialiste du monde musulman, Gilles Kepel estime que les mouvements islamistes au pouvoir sont toujours en train de chercher un modèle de gestion de l’État. Cela exigerait d’eux de procéder à un travail de restructuration interne et de repenser leurs bases idéologiques. Un travail difficile, mais nécessaire s’ils veulent conserver le pouvoir et satisfaire les attentes des populations de leurs pays.
«Ennahdha manque de force morale pour faire sa mutation»
Professeur en Sciences politiques et l’un des penseurs critiques de la modernité dans le monde arabe, Hamadi Redissi n’estime pas que l’exercice du pouvoir ait réellement changé Ennahdha, concluant que ce parti n’a pas le courage de se métamorphoser de l’intérieur.
Le politologue français et spécialiste de l’Islam, Olivier Roy, auteur notamment de « L’échec de l’Islam politique*». persiste aujourd’hui dans cette thèse, malgré la montée des mouvements islamistes au pouvoir après le “Printemps arabe”. Pour lui, ces mouvements ont échoué à mettre en place un État moderne et démocratique et n’ont pas pu répondre aux besoins économiques et sociaux de leurs pays, faute de compétences et d’ouverture sur les autres.
Le débat bat son plein quant à la dernière version de la Constitution. De nombreux points suscitent le désaccord : le fameux article 141 relatif à la relation entre la religion et l’État, le préambule, la composition de la Cour constitutionnelle, les dispositions transitoires, etc.
La Chambre régionale des femmes chefs d’entreprises de Tunis, présidée par Docteur Sonia Ben M’Rad, et relevant de l’UTICA, a organisé, en coopération avec la Chambre nationale de l’import-export de l’UTICA, NEWWW — Network of Entrepreneurial Women World Wide — et avec la Chambre de commerce d’Istanbul, les Journées de coopération tuniso-turques. Ces journées étaient organisées les 23, 24 et 25 mai 2013.
L’exploration. C’est le terme par lequel les Européens qualifient le projet de statut avancé entre la Tunisie et l’Union européenne. Fini le temps des négociations d’avant la Révolution qui marque un tournant dans les relations tuniso-européennes, vieilles de 44 ans.
Entre la Tunisie et l’investissement, il y a la stabilité
La dernière édition «Tunisia Investment Forum 2012» a été organisée sur fond de couvre-feu décrété suite à des violences déclenchées à Tunis, l’Ariana, la Manouba, Ben Arous, Sousse et Médenine. Cette année, l’édition 2013 a été organisée sur fond de terrorisme. La situation ne s’améliore pas. Focus
L’art cinétique et l’Op’art semblaient être tombés en désuétude.
Mais voilà que plusieurs institutions, non des moindres, se rejoignent pour présenter des œuvres qui se modifient par le déplacement des spectateurs, sous l’effet de jeux d’optiques, ou sous l’action de moteurs et l’intervention d’éléments naturels tels que le vent ou l’eau ou le soleil.
Le Président Obama serait sur le point de prendre – enfin – une décision sur la Syrie, nous apprend CBS News. Si ça se trouve, entre le moment où j’écris ces lignes et le moment où vous les lisez, il l’aura déjà prise, et nous saurons si, oui ou non, Washington fournira autre chose que des kits de premiers secours et des réchauds aux groupes rebelles syriens.