Trop peu, trop tard !
Une récente décision de la présidence de la République vient d’annoncer l’instauration d’une zone tampon à caractère militaire, au niveau des frontières sud, qui couvrirait quasiment toute la région limitrophe avec la Libye et une partie de la frontière algérienne (voir carte). Cette décision émanerait d’un souci de surveiller les entrées de marchandises et de personnes suspectes. Le communiqué du ministre de la Défense, Rachid Sabbagh, en date du 30 août dernier, relayé par son porte-parole, justifie cette décision : «La nécessité de la création de ces zones a été dictée par la situation actuelle afin de combattre toutes les menaces pesant sur la Tunisie», en particulier «le trafic d'armes» et le «terrorisme». Cette mesure aura pour durée une année. «Toute personne souhaitant se rendre dans ces zones devra obtenir des autorisations spéciales» (TAP.)