Spectacle affligeant
45 millions d’euros représentent le coût de la rédaction du projet de Constitution. Bien que ce coût matériel puisse déjà paraître très élevé, il n’est rien par rapport au coût social d’une Constitution encore inachevée.
45 millions d’euros représentent le coût de la rédaction du projet de Constitution. Bien que ce coût matériel puisse déjà paraître très élevé, il n’est rien par rapport au coût social d’une Constitution encore inachevée.
2 ans avec sursis… avec un tarif aussi doux, mettre le feu à une ambassade va être à la portée de la moindre petite frappe. Après le retentissant fiasco sécuritaire, c’est au tour de notre justice de commettre une « connerie » monumentale.
Le débat sur le projet de la Cour constitutionnelle internationale (CCI) a bien commencé. Bien que le projet soit officiellement maintenu, nombreux sont les juristes à estimer sa réalisation «quasi-utopique». La question s’avère d’autant plus sensible dès lors qu’un paradoxe est pointé : comment porter et initier ce projet, qui se veut international, alors que se pose à ce jour le débat du rattachement de la Tunisie à la normativité internationale. Éclairage.
Folle semaine en Tunisie ! Le mouvement féministe «Femen» a frappé fort, créant un séisme dans l’opinion publique tunisienne conservatrice. Une action,“seins nus”, a eu lieu, la veille du procès d’Amina, à Bab Bnet, devant le Palais de Justice. Toutefois, l’internationalisation de l’affaire, à travers une médiatisation «excessive», présage d’une escalade de tensions.
Si les révolutions arabes ont abouti à quelque chose, c’est bien à l’accès au pouvoir des islamistes. Or, cet accès s’est accompagné de nouveaux défis impliquant des concessions qui risquent de faire imploser les mouvements islamistes.
Quel est le devenir de la Tunisie ? On est en droit de se poser la question car la Révolution a suscité ou réveillé des antagonismes nombreux qui fracturent à présent la société tunisienne, entre les hommes et les femmes, entre les régions, entre les classes sociales, entre les factions religieuses.
Le chômage technique menace l’opposition laïque depuis que les caciques d’Ennadha ont levé l’étendard de la lutte contre les salafistes djihadistes ; ceux qu’ils désignaient, naguère, comme leurs enfants ont droit, désormais, à des épithètes nettement moins flatteuses : terroristes, kharijites des temps modernes, ratés congénitaux…
Les indemnisations des amnistiés relèvent-elles de l’Instance de la justice transitionnelle ou des prérogatives de l’Assemblée nationale constituante (ANC) ? Voilà que la polémique refait surface alors que tarde le processus de justice transitionnelle. Comment est-ce que le «projet de loi» relatif à l’indemnisation pourrait cohabiter avec le projet de la justice transitionnelle ? Analyse
Alors que le destin de la prochaine Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) se joue au Palais du Bardo, l’ancienne (ISIE) est dans le collimateur de la Cour des comptes qui l’accuse de «mauvaise gestion»… Un nouveau coup (dur) porté à l’Instance, dernier bastion d’une union nationale postrévolutionnaire qui fut visible un certain 23 octobre 2011.
À l’issue d’une réunion du Conseil de Sécurité, tenue vendredi au Palais de Carthage, Rachid Sabbagh, le ministre de la Défense a déclaré : “Il est fort probable que l’état d’urgence soit prorogé et appliqué avec fermeté”.