L’avenir nous le dira…
Lors de l’émission du dimanche 12 mai, sur la chaîne Ettounsia, est apparu un homme dont il faudra apparemment retenir le nom puisqu’il déclare vouloir jouer un rôle de premier plan dans notre pays.
Lors de l’émission du dimanche 12 mai, sur la chaîne Ettounsia, est apparu un homme dont il faudra apparemment retenir le nom puisqu’il déclare vouloir jouer un rôle de premier plan dans notre pays.
Alors que la Tunisie s’est clairement et ouvertement engagée dans une lutte antiterroriste dont on ignore la durée, les organisations de lutte pour le respect des Droits de l’Homme redoublent de vigilance. Dans leur collimateur, la loi de 2003 «relative au soutien des efforts internationaux de lutte contre le terrorisme et à la répression du blanchiment d’argent», dite loi antiterroriste (voir encadré), considérée comme l’arme fatale et liberticide fabriquée sur mesure par Ben Ali. Pourquoi cette levée de boucliers ? Me Abdessatar Ben Moussa, le Président de la Ligue tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) répond à Réalités.
Les forces de l’ordre semblent avoir réussi leur épreuve de force pour appliquer la loi et rétablir la souveraineté de l’État, en interdisant la tenue du 3e congrès d’Ansar Acharia. Mais on attend toujours des ripostes de la part des partisans de ce mouvement.
S’il y a un danger qui guette la Tunisie, c’est bien celui de l’obscurantisme et du fanatisme religieux. Les événements sanglants qu’a connus la Tunisie au cours de la semaine dernière, après des affrontements sans merci entre forces de l’ordre et partisans d’Ansar Acharia à la Cité Ettadhamen, montrent que notre pays est entré dans l’œil du cyclone d’une grave crise sécuritaire.
«Dialogue national-ci, Dialogue national là », on croirait entendre l’Opéra de Mozart « Les noces de Figaro » et plus précisément un de ses airs les plus connus « j’offre à chacun dans ma boutique nombreux remèdes spécifiques, Figaro-ci Figaro là, soyez sans crainte Figaro vous guérira ».
L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) reprend la deuxième phase de son initiative de dialogue national. Après avoir boycotté la première partie à la dernière minute, Ennahdha et le Congrès pour la République (CPR) ont annoncé cette fois-ci leur intention de participer au dialogue. Dans le même temps, Ajmi Lourimi, membre du Conseil de la choura du mouvement islamiste, lance une campagne contre les «grèves» jugées «contre-productives», brouillant ce faisant les cartes. Analyse
Les opérations de ratissage se poursuivent à Mont Chaambi, alors que le ministère de l’Intérieur serre l’étau autour de la mouvance salafiste djihadiste, ce qui augure d’une confrontation sanglante entre forces de sécurité et salafistes.
“La Tunisie se lève contre l’hydre terroriste”, titre un quotidien du jeudi 9 mai, au lendemain de la séance avec le gouvernement à l’ANC au cours de laquelle le chef du gouvernement a déclaré que tout le monde, forces armées et de sécurité, ainsi que l’ensemble des Tunisiens, est décidé à faire front face au fléau du terrorisme et à le combattre.
Nous avons été bernés, c’est le sentiment que partage l’immense majorité des Tunisiens car, plus le temps passe, plus la tromperie éclate au grand jour.
Constitution inachevée, absence de calendrier et de loi électoraux… Depuis quelques mois la Tunisie plonge un peu plus dans un flou politique qui est loin d’être artistique.