Javier « Chicharito » Hernández, ex-attaquant star de la sélection mexicaine, se retrouve au centre d’une vive controverse après une série de déclarations jugées profondément sexistes. Dans plusieurs messages partagés en ligne, le joueur a tenu des propos qui ont choqué jusque dans les plus hautes sphères de l’État mexicain.
« Femmes, vous êtes en train d’échouer. Vous êtes en train d’éradiquer la masculinité en rendant la société hypersensible. »
« Incarnez votre énergie féminine : en prenant soin, en nourrissant, en recevant, en donnant vie, en nettoyant, en soutenant le foyer, qui est l’endroit le plus précieux pour nous, les hommes. N’ayez pas peur d’être des femmes, de vous permettre d’être guidées par un homme, qui ne veut qu’une chose : vous voir heureuses. »
Ces propos, où transparaît une vision rétrograde des rôles genrés, ont provoqué une onde de choc dans la société mexicaine. Le tollé a été immédiat. Loin de rester cantonnée aux réseaux sociaux, l’affaire est remontée jusqu’au sommet de l’État.
Une réponse présidentielle ferme
Lors d’une conférence de presse, la présidente Claudia Sheinbaum a condamné ces déclarations, dénonçant une « idée très machiste ». Tout en évitant d’alimenter la polémique directe avec la star du football, elle a rappelé une vérité fondamentale :
« Ce n’est pas pour polémiquer avec Chicharito, car c’est un grand footballeur qui a représenté le Mexique à différentes occasions. Mais il est important que tous les hommes de notre pays reconnaissent les femmes comme des personnes. »
La présidente a insisté sur le fait que les femmes doivent pouvoir choisir librement leur place dans la société, sans être assignées à un rôle domestique dicté par une vision patriarcale :
« Les femmes peuvent être ce qu’elles veulent être. Et c’est une relation d’égalité avec les hommes. »
Sanctions et réactions en chaîne
Outre la condamnation politique, les conséquences s’enchaînent pour Chicharito. La Fédération mexicaine de football a rapidement réagi en le sanctionnant d’une amende et en le plaçant sous surveillance disciplinaire. La marque Puma, l’un de ses sponsors historiques, a émis un communiqué exprimant son profond désaccord avec les positions du joueur, rappelant son engagement pour l’égalité et le respect. Le club de Chivas, où évolue actuellement Hernández, a annoncé l’ouverture d’une enquête interne.
Cette affaire remet en lumière un débat crucial au Mexique : celui du sexisme persistant dans le sport et dans la société.