Par notre correspondante en France Romane Losardo
Des attroupements d’élèves ont bloqué ce jeudi 1er octobre, vers 8 heures du matin, l’accès des lycées. Pancartes, slogans, poubelles brûlées et barricades : les lycéens ont employé tous les moyens pour faire entendre leur voix.
Des banlieues parisiennes à la France entière
Depuis la fin septembre, des lycées sont bloqués un peu partout en France. Après un mouvement né dans un lycée de banlieue parisienne, initié par des professeurs en grève, la mobilisation s’est rapidement propagée et a touché des lycéens dans plusieurs régions du pays.
Leurs revendications ? Ils dénoncent un manque d’enseignants et de personnels, des classes surchargées et des moyens insuffisants. « Il manquait un professeur en maths, un professeur en français, un professeur en lettres-histoire, un professeur adjoint, l’infirmière étant en arrêt, il manquait un demi-poste d’assistant social », dénonçait un professeur du lycée de Créteil, en banlieue parisienne.
Si la majorité des rassemblements sont restés pacifiques, plusieurs blocages ont dégénéré en affrontements. Les rapports avec les forces de l’ordre ont parfois été tendus, notamment depuis la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux qui témoigneraient de violences policières.
Parmi les séquences les plus relayées, une vidéo publiée le 30 septembre montre une jeune fille de 14 ans subir une clé d’étranglement de la part de policiers, une technique déconseillée depuis que cette pratique a entraîné la mort d’un homme en 2020.
Poubelles incendiées aux abords du lycée Joliot-Curie de Rennes, Bretagne Crédit photo: Romane Losardo
Des débordements ont également eu lieu à Nantes, où le hall d’un lycée a été détruit par un incendie, ce jeudi 1er octobre dans la matinée.
Les réactions du gouvernement
Sébastien Lecornu, le Premier ministre français, présidera une cellule de crise réunissant plusieurs ministres ce jeudi à 13 heures (heure de Paris). Emmanuel Macron a, quant à lui, condamné les violences qui ont marqué les blocus de certains lycées.