Dans une adresse aux Français, le président de la République, Emmanuel Macron, a évoqué l’extension du conflit au Proche et au Moyen-Orient, déclenché par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran.
Le chef de l’État a estimé que la République islamique d’Iran porte « la responsabilité première » de la situation en raison de son programme nucléaire et de son implication régionale. Il a toutefois indiqué que les opérations militaires menées par les États-Unis et Israël ont été conduites « en dehors du droit international », position que la France n’approuve pas.
Avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, Paris appelle à un arrêt rapide des frappes et à une reprise des négociations diplomatiques.
Emmanuel Macron a annoncé un renforcement du dispositif de sécurité autour des bases militaires françaises et des ambassades dans la région. Deux bases ont subi des frappes limitées ayant causé des dégâts matériels. Le dispositif Sentinelle a également été renforcé sur le territoire national.
Près de 400 000 ressortissants français se trouvent dans la zone concernée. Un rapatriement volontaire est en cours, avec deux premiers vols attendus à Paris.
La France a par ailleurs déployé des moyens militaires supplémentaires auprès de ses partenaires régionaux, notamment des avions Rafale et des systèmes de défense antiaérienne. Le porte-avions Charles de Gaulle a reçu l’ordre de faire route vers la Méditerranée.
Le président a également souligné les conséquences économiques du conflit, notamment la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante du pétrole et du gaz mondial. Une initiative visant à sécuriser les voies maritimes stratégiques est en préparation.