À quelques jours du début de la Coupe du monde, la Fédération iranienne de football (FFIRI) a annoncé que le quota de billets qui lui était réservé lui a été retiré. Dans un communiqué, elle dénonce une décision qu’elle juge contraire à « l’esprit des compétitions internationales » et au principe d’égalité entre les nations participantes.
La FFIRI a appelé la FIFA à faire respecter « les principes de neutralité, d’équité et les règlements en vigueur », tout en veillant à ce que des considérations extra-sportives ne viennent pas perturber le déroulement du tournoi.
Selon le règlement de la FIFA, 8 % des billets de chaque rencontre doivent être attribués aux fédérations des équipes participantes, qui peuvent ensuite les distribuer ou les revendre à leurs supporters. Or, l’Iran affirme que ce quota lui a été retiré de manière inattendue.
D’après le média L’Équipe, la Team Melli pointe implicitement la responsabilité des États-Unis, pays hôte. « À moins de trois jours du coup d’envoi, les États-Unis empêchent une nouvelle fois les supporters iraniens d’assister aux matches de poule de l’équipe nationale », affirme-t-elle. Elle accuse ainsi Washington d’avoir privé ses fans de l’accès aux billets qui leur étaient destinés et dénonce une « entrave » visant les supporters iraniens.
L’équipe nationale iranienne, la Team Melli, doit affronter à Los Angeles la Nouvelle-Zélande le 15 juin et la Belgique le 21 juin, avant de conclure la phase de poules face à l’Égypte le 26 juin à Seattle.
Arrivée lundi au Mexique, la sélection iranienne a finalement obtenu, vendredi dernier, les visas nécessaires pour entrer aux États-Unis, tandis que certains membres du staff en ont été privés.