Les informations circulant sur les réseaux sociaux au sujet des crevettes tunisiennes et des restrictions d’importation vers l’Italie ont suscité des interrogations, alors que les crevettes roses sont actuellement proposées à des prix particulièrement bas sur les marchés locaux.
Le document a été relayé notamment par l’ancien député Majdi Karbai, actuellement basé en Italie, suscitant des interrogations sur un éventuel lien entre ces restrictions et les crevettes roses proposées actuellement à bas prix sur les marchés tunisiens.
Contactée par Réalités Online, une source a précisé que les deux sujets concernent des espèces différentes. Le document officiel italien évoqué dans les publications porte sur les importations de crevettes rouges de profondeur (Aristaeomorpha foliacea) en provenance de Tunisie. Il ne concerne pas directement les crevettes côtières qui prolifèrent actuellement et sont vendues à bas prix sur les marchés.
Un quota de pêche dépassé pour la crevette rouge de profondeur
Il convient de noter que le document publié par le ministère italien de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et des Forêts le 5 juin 2026 porte sur le dépassement du quota international de capture de la crevette rouge (Aristaeomorpha foliacea) attribué à la Tunisie pour l’année 2026.
Selon cette note, la recommandation CGPM/48/2025/9 de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée fixe le plafond de capture tunisien à 36 tonnes pour cette espèce. Or, les données enregistrées sur la plateforme européenne CATCH indiquaient que ce quota avait été épuisé dès le 15 mai 2026.
Les volumes de captures tunisiennes certifiés pour le marché européen atteignaient alors au moins 50,96 tonnes, soit un dépassement de 41,5 % du plafond autorisé.
Face à cette situation, le ministère italien a appelé les importateurs et les acheteurs à suspendre leurs approvisionnements en crevettes rouges tunisiennes pour le reste de l’année 2026. Il a également annoncé des contrôles renforcés sur les cargaisons concernées et une coopération avec les autorités tunisiennes afin d’obtenir des éclaircissements sur les certificats de capture délivrés.