Une explosion meurtrière a secoué le centre de Damas ce jeudi 2 juillet, coûtant la vie à au moins six personnes et faisant 22 blessés, selon le bilan communiqué par le ministère syrien de la Santé.
La déflagration s’est produite en plein après-midi à l’intérieur d’un café très fréquenté de la rue al-Nasr, dans le quartier animé d’Al-Hijaz, situé à proximité immédiate du Palais de justice. D’après les déclarations à la télévision publique du général des forces de sécurité intérieure, Mohammad Khit, l’origine du drame est criminelle, provoquée par un engin explosif artisanal déposé sur les lieux.
Le gouverneur de Damas et les responsables de la sécurité intérieure se sont rendus sur place, dénonçant un attentat visant à déstabiliser la capitale. Bien qu’aucune revendication n’ait encore été formulée, les autorités soupçonnent l’activation de cellules dormantes, notamment de l’organisation État islamique, qui cherche à exploiter la transition sécuritaire depuis le renversement de l’ancien régime à la fin de l’année 2024. Une enquête judiciaire est en cours pour recueillir les indices et identifier les auteurs.