Le journaliste tunisien Mohamed Mahrezi, fondateur du service des informations de l’Établissement de la télévision tunisienne et ancien diplomate, est décédé ce vendredi 24 juillet 2026 à l’âge de 92 ans.
Né le 3 septembre 1934, Mohamed Mahrezi avait débuté son parcours au sein de l’Établissement de la radio tunisienne dès 1956, après avoir été recruté à l’issue d’un concours organisé par le premier gouvernement de l’Indépendance, destiné à sélectionner un unique journaliste pour exercer en tant que présentateur et rédacteur.
Sept ans plus tard, il rejoint l’Organisation des Nations unies en tant que directeur du bureau d’information de l’ONU à Tunis, où il supervise des projets économiques, sociaux, culturels, agricoles et sanitaires. Il assure, dans le même temps, le rôle de porte-parole en arabe, en français et en anglais lors de plusieurs conférences économiques et sociales organisées par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, à son siège d’Addis-Abeba, en Éthiopie.
Mohamed Mahrezi retourne à l’Établissement de la radio en 1966, année qui coïncide avec le lancement officiel de la télévision tunisienne. Il est alors chargé de fonder le service de l’information au sein de la jeune télévision, et en assure la supervision, devenant ainsi le tout premier rédacteur en chef de l’information et le tout premier présentateur du journal télévisé en Tunisie. Il supervise, prépare, présente et produit également plusieurs émissions, dont « Minbar El Osbouî » (La tribune de la semaine), ainsi que des programmes spéciaux accompagnant les grandes étapes de la construction du nouvel État tunisien.
Il quitte ensuite l’Établissement de la radio et de la télévision tunisienne pour rejoindre le ministère des Affaires étrangères, en tant que conseiller à l’ambassade de Tunisie à Londres. Il assure également, sur mandat de l’ambassadeur de Tunisie à Londres, des missions politiques périodiques à Dublin, capitale de l’Irlande.
De retour en Tunisie en 1978, il est chargé de la direction du protocole à la Ligue arabe, après la décision de transférer le siège de l’organisation du Caire à Tunis, fonction qu’il occupe jusqu’en 1981. Le président Habib Bourguiba le nomme alors ambassadeur de Tunisie au Qatar et à Bahreïn, avec résidence à Doha. À partir de 1986, il supervise le service de l’information internationale au ministère des Affaires étrangères, avant de rejoindre, en 1989, l’ambassade de Tunisie à Prague, capitale tchèque, en tant que conseiller chargé de la coopération avec les pays arabes, poste qu’il occupera jusqu’en 1994.
Paix à son âme.
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