Les installations industrielles du Groupe Chimique Tunisien (GCT) situées à Mdhilla 1 sont à l’arrêt depuis le mois dernier, par manque d’un intrant de base. D’après les informations rapportées par Mosaïque FM, cette situation provient d’une rupture de stock de la substance appelée « bukhara », dont la présence est indispensable à la continuité des chaînes de fabrication. Cette pénurie a conduit à l’interruption complète de l’activité sur le site.
Cette matière première joue un rôle clé dans l’élaboration de l’acide sulfurique et de l’acide phosphorique, deux composants fondamentaux pour l’obtention du triple superphosphate (TSP), un produit majeur issu de la valorisation du phosphate en Tunisie.
Les difficultés d’approvisionnement sont attribuées aux tensions géopolitiques régnant autour du détroit d’Ormuz, qui perturbent les circuits mondiaux d’acheminement des matières premières. À cela s’ajoute l’inexécution partielle de certains engagements contractuels par des fournisseurs et partenaires du groupe, ce qui a épuisé les réserves disponibles.
Cet épisode révèle la vulnérabilité de la filière phosphatier tunisienne face aux chocs externes et aux aléas du commerce international.
MBY