La députée à l’Assemblée des Représentants du Peuple Fatma Mseddi a adressé, le 23 juillet 2025, une question écrite officielle à la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani, dans le cadre des dispositions de l’article 114 de la Constitution tunisienne et de l’article 129 du règlement intérieur de l’Assemblée. L’objectif étant de relancer l’affaire de la disparition des deux journalistes tunisiens Sofien Chourabi et Nadhir Guetari, portés disparus depuis septembre 2014 en Libye.
Dans sa correspondance, la députée revient sur les circonstances de leur enlèvement, les zones d’ombre persistantes, et l’absence de position claire de l’État tunisien plus de dix ans après les faits. Elle rappelle également que la disparition des deux journalistes coïncidait avec l’intensification des réseaux de recrutement jihadiste et de départ vers les zones de conflit, notamment depuis la Libye, un contexte mis en lumière récemment par des condamnations judiciaires, comme celle de l’ex-ministre de l’Intérieur Ali Laarayedh.
Fatma Mseddi a interpellé la cheffe du gouvernement sur plusieurs points dont l’état actuel du dossier judiciaire, la position officielle de l’État tunisien concernant leur sort, et les démarches diplomatiques entreprises.
Elle a demandé également des comptes sur la non-implication régulière des familles dans le suivi de l’enquête, et sur l’absence d’informations claires à l’intention de l’opinion publique.
La députée a appellé à une prise de responsabilité politique et morale de l’État tunisien dans ce dossier, resté trop longtemps en suspens.