Dr. Ilyes KESSAL, chef du bureau de l’ONUDC en Tunisie : « La prévention est une science, pas une simple campagne de sensibilisation »

Propos recueillis par Amal Samet

Depuis 2013, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) accompagne la Tunisie dans plusieurs domaines, de la prévention et de la prise en charge des addictions à la lutte contre la criminalité organisée, la traite des personnes et le trafic de migrants, en passant par la santé en milieu carcéral et la prévention de l’extrémisme violent. Chef du bureau de l’ONUDC en Tunisie, M. Ilyes KESSAL, médecin de formation, spécialiste en médecine préventive et en addictologie, revient sur ces différents axes de travail, mais aussi sur un parcours marqué par l’engagement associatif, l’action humanitaire et une conviction qui semble guider son travail : faire de la prévention un véritable levier d’action, en plaçant l’humain au cœur des réponses.

Dans cet entretien accordé à Réalités Online, il se livre également sur son parcours, ses convictions et sa vision des enjeux auxquels la Tunisie et la région sont confrontées.

De la prévention des addictions à la lutte contre la criminalité organisée… Quels sont les principaux projets de l’ONUDC en Tunisie ?

Notre bureau existe en Tunisie depuis 2013 et couvre plusieurs thématiques, avec de nombreux partenaires nationaux.

Nous opérons sous le mandat du bureau régional pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, basé en Égypte. Nous avons également un cadre régional établi avec les États membres de la Ligue arabe. Tous les cinq ans, nous nous réunissons avec eux afin d’identifier les priorités pour la région.

Pour la période 2023-2028, nous avons six axes prioritaires qui couvrent la région MENA, y compris la Tunisie. Le premier concerne le contrôle des drogues, mais également la prévention, la réduction des risques et la prise en charge des troubles liés à l’usage de drogues.

Le deuxième axe concerne la lutte contre la criminalité organisée. Le troisième porte sur la lutte contre la traite des personnes et le trafic de migrants. Nous travaillons également sur la lutte contre la corruption et les crimes financiers, la prévention de l’extrémisme violent, ainsi que la prévention du crime et la justice pénale, incluant le milieu carcéral.

L’ONUDC travaille également sur la criminalistique, incluant la gestion des scènes de crime, la médecine légale, etc.

La recherche scientifique occupe également une place importante dans notre travail. Nous essayons de faire en sorte que tous les projets et programmes que nous développons soient fondés sur des données probantes et répondent réellement aux besoins identifiés. Même les activités de prévention auprès des jeunes sont basées sur des données scientifiques, notamment sur la psychologie de l’enfant et de l’adolescent et sur les mécanismes de changement de comportement.

Travaillez-vous également avec des chercheurs tunisiens ?

Nous avons beaucoup de partenaires partout dans le monde. Notre section de recherche est basée à Vienne, au siège de l’ONUDC, et nous avons une responsable de recherche qui couvre toute la région et qui est basée à Tunis. En Tunisie, nous avons collaboré avec des institutions de recherche et d’enseignement supérieur comme la Faculté de médecine — avec laquelle une masterclass sur les thérapies cognitives et comportementales a été créée — et le Centre national de formation des formateurs et d’ingénierie de la formation. Il est également à noter que lorsqu’on fait appel à de l’expertise technique, nous privilégions, à chaque fois que c’est possible, la mobilisation d’experts nationaux.

Drogues : de la prise en charge à la prévention

Depuis l’installation de l’ONUDC en Tunisie en 2013, quelles ont été les principales actions menées dans le domaine des drogues ?

Nous avons apporté un soutien technique à la Tunisie pour le développement de la stratégie nationale de prévention, de réduction des risques et de prise en charge des troubles liés à l’usage de substances psychoactives illicites dans la communauté et en milieu carcéral.

Nous avons également apporté un appui technique pour le développement d’un plan opérationnel budgétisé destiné à rendre cette stratégie plus opérationnelle et à mobiliser l’ensemble des parties prenantes nationales.

Nous avons aussi contribué aux différentes réunions techniques organisées par le ministère de la Santé pour le lancement du traitement par les agonistes opioïdes, auparavant appelé « traitement de substitution ».

L’ONUDC a facilité l’échange d’expériences et d’expertises entre la Tunisie et d’autres pays. Par exemple, nous avons facilité le déplacement d’une délégation tunisienne en Algérie afin qu’elle puisse découvrir le modèle algérien de traitement par les agonistes opioïdes. L’Algérie avait finalisé le lancement du traitement à la méthadone une année auparavant. La délégation tunisienne a ainsi pu échanger sur les défis liés à la gestion de cette molécule : l’approvisionnement, le stockage, l’administration et les précautions nécessaires pour éviter son détournement.

Cela a été très bénéfique et a permis à la Tunisie de lancer, en 2025, le traitement par les agonistes opioïdes dans plusieurs structures, notamment au centre Tanit, situé à l’hôpital Razi, qui est entièrement dédié aux femmes. Le traitement a ensuite été déployé au centre Espoir de Jebel El Ouest, puis à Wardia. Une extension du dispositif est actuellement en préparation par le ministère de la Santé, ce que nous considérons comme un grand pas en avant pour la Tunisie.

Vous avez évoqué une unité spécifiquement dédiée aux femmes. Quelles sont ses particularités et en quoi son approche diffère-t-elle de celle des autres unités ?

Alors, pour moi personnellement, cette unité dédiée aux femmes — et je ne pense pas que d’autres pays aient des approches similaires — constitue un espace de confiance où ces femmes peuvent se retrouver en sécurité, se sentir à l’aise et bénéficier d’une prise en charge leur permettant de recevoir un traitement contre l’addiction dispensé par un personnel formé, bienveillant et non stigmatisant.

Elles peuvent également y laisser leurs enfants dans un espace qui leur est dédié pendant qu’elles suivent leur traitement. Elles ont aussi la possibilité de bénéficier de formations professionnelles et d’activités génératrices de revenus. Des ateliers de pâtisserie, de coiffure et de sport sont notamment proposés. C’est un travail extraordinaire.

Il en est de même pour les structures destinées aux jeunes garçons, comme celle de Jebel El Ouest, où plusieurs services leur sont proposés. Il s’agit d’une véritable démarche de réinsertion médico-psychosociale, qui s’appuie notamment sur des approches comme les activités artistiques et sportives au sein d’un centre de santé. Cela ne peut que renforcer la prise en charge et réduire le taux de rechute.

Nous avons également apporté un appui technique au ministère de la Santé pour développer des programmes d’art-thérapie et de psychodrame actuellement dispensés dans les centres de santé avec beaucoup de success stories.

En plus du traitement par méthadone, nous essayons d’apporter un appui pour l’intégration d’autres thérapies plus modernes afin d’aider les jeunes à ne pas décrocher, à éviter les rechutes, à sortir du cycle de l’addiction et à favoriser leur expression.

Criminalité organisée et contrôle des frontières

Et concernant les actions que vous menez dans le domaine de la criminalité organisée ?

En Tunisie, nous travaillons notamment avec la Direction générale des douanes dans le cadre d’un programme de contrôle des conteneurs. Nous essayons d’apporter un appui technique dans le cadre de ce projet mondial qui concerne plusieurs pays.

La Direction générale des douanes est un partenaire stratégique de l’ONUDC. Nous avons réalisé de nombreuses formations et nous essayons de faciliter le partage d’expériences avec d’autres pays, notamment en matière de partage des données, de ciblage et de détection des conteneurs susceptibles d’être suspects. Il s’agit également de renforcer la sécurité aux frontières.

Et pour ce qui concerne la traite des personnes et le trafic de migrants en Tunisie, quels sont vos principaux axes de travail ?

Nous avons deux projets en Tunisie avec le ministère de la Justice, le ministère de l’Intérieur et l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes.

Je tiens à dire que nous sommes vraiment très fiers de la coopération avec nos partenaires tunisiens. L’ONUDC est, par définition, une agence à dimension régionale, puisque notre bureau régional couvre toute la région MENA. Nous avons donc beaucoup apprécié l’expérience et l’expertise tunisiennes, notamment celles de l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes. L’un des rôles de notre bureau est de faciliter l’échange d’expériences et d’expertises entre les pays de la région. La migration est un phénomène qui traverse les frontières. À travers les projets régionaux et les réunions des comités de pilotage, les représentants des différents pays ont pu se réunir et partager leurs défis et leurs stratégies pour faire face à la traite des personnes et au trafic de migrants.

C’est un volet qui a avancé assez rapidement dans la région et qui constitue aujourd’hui un programme important de l’ONUDC.

Prévention de l’extrémisme violent et justice pénale

L’ONUDC intervient également dans le domaine de la prévention du crime et de la justice pénale. Comment cela se traduit-il concrètement ?

Les projets de coopération avec le ministère de la Justice et le Comité général des prisons ont toujours été novateurs, centrés sur les personnes et ayant un réel impact.

L’un des projets pilotes, pour lequel la Tunisie a été le premier pays de la région MENA à s’engager, a permis de développer un programme de thérapie cognitive et comportementale pour la prise en charge de certaines catégories de personnes détenues.

Une étude d’impact a démontré l’efficacité du programme, à la fois auprès du personnel pénitentiaire, qui a acquis des compétences pour gérer des cas difficiles, et auprès des personnes détenues. Cette approche contribue activement à la prévention de la récidive.

À la suite de cette expérience, nous avons développé un projet similaire fondé sur la santé mentale des enfants en conflit avec la loi, au niveau des cinq centres de rééducation pour mineurs. Il repose sur des techniques de psychologie et de santé mentale de l’enfant et de l’adolescent, afin de soutenir la réhabilitation de ces jeunes et de préparer leur réintégration sociale avant leur libération.

L’objectif est qu’ils puissent sortir avec une bonne santé mentale, mais également avec un projet de vie, un projet d’avenir et des perspectives.

Comment valorisez-vous l’expertise tunisienne dans ces différents projets ?

La majorité des projets qui ont nécessité une expertise technique ont mobilisé l’expertise tunisienne.

Par exemple, le programme de thérapie cognitive et comportementale a été développé par un professeur tunisien en psychiatrie qui connaît le contexte local, la culture tunisienne et le système carcéral.

Notre rôle était notamment de faire en sorte que les standards internationaux soient intégrés dans le programme, en particulier les normes internationales relatives aux droits humains, à la bienveillance et aux conditions de prise en charge.

Nous essayons donc de valoriser l’expertise tunisienne et de la mobiliser également pour soutenir d’autres pays dans les domaines où la Tunisie dispose d’une expérience particulière.

Vous êtes médecin de formation. Comment êtes-vous passé de la médecine à l’action internationale ?

Je suis médecin de formation, spécialiste en médecine préventive, avec une certification en addictologie et une formation en management de projets.

J’ai fait le choix de la médecine préventive par conviction. Dès mon plus jeune âge, j’avais commencé à faire du bénévolat et du volontariat dans mon pays d’origine, l’Algérie.

Pendant mes études de médecine, la majorité de mon temps était consacrée aux clubs scientifiques d’étudiants en médecine, au milieu associatif et au bénévolat. Je participais à l’organisation de caravanes de prévention, de sorties-découvertes pour des enfants atteints de cancer, à des visites dans les hôpitaux et à des activités d’animation pour les enfants…

Je ne considérais pas cela comme un simple loisir. C’était quelque chose qui me tenait à cœur.

Par la suite, j’ai suivi un module sur les maladies infectieuses au cours duquel j’ai assisté à une conférence sur le VIH, l’usage de drogues, la santé mentale et les addictions. Cela m’a donné envie d’intégrer l’Association algérienne de protection contre le sida (APCS « Hak El Wikaya »). J’ai tout de suite été absorbé par le domaine de la prévention qui m’a passionné.

C’est assez drôle, mais je me souviens encore de ces campagnes de prévention auxquelles je participais avec mes camarades. Nous allions distribuer des dépliants sur le VIH, les drogues, etc., et nous échangions avec des jeunes de notre âge autour des comportements à risque.

Lorsque j’ai dû choisir ma spécialité, la médecine préventive s’est donc imposée naturellement.

Qu’est-ce que cet engagement associatif vous a apporté ?

Il m’a permis d’être en contact avec des personnes usagères de drogues, des personnes en situation de mobilité, des personnes issues du milieu carcéral, des personnes vivant avec le VIH…

Cette expérience a fait de moi quelqu’un d’ouvert aux différents problèmes que peut rencontrer une société. Elle m’a également appris qu’à travers les personnes que nous accompagnons, nous pouvons non seulement fournir des services, mais aussi apprendre.

J’ai beaucoup appris des personnes vivant avec le VIH. J’ai appris la résilience et le courage.

Certaines femmes venaient dans un état de santé critique, avec des maladies opportunistes, pour redevenir, une fois soutenues et remises sur pied, des femmes relais et des actrices de la prévention.

Nous les avons formées et mobilisées auprès de leurs communautés pour mener des campagnes de prévention.

Après avoir terminé ma spécialité, j’ai intégré Médecins du Monde comme coordinateur médical. Cette expérience, même relativement courte, a été très enrichissante. Elle m’a permis de passer d’une association nationale à une ONG internationale travaillant dans l’humanitaire, la gestion des crises et les situations d’urgence…

J’ai ensuite intégré le bureau de l’UNICEF en Algérie, où j’ai été responsable des programmes de santé et de développement de la petite enfance.

Cette expérience m’a donné l’opportunité de travailler avec des partenaires institutionnels, notamment le ministère de la Santé, et de contribuer au développement de programmes nationaux et de stratégies de santé publique.

J’ai notamment participé à des programmes de prévention visant à réduire la mortalité néonatale et à éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant. J’ai également participé à une mission de certification concernant l’élimination du tétanos néonatal.

Ce qui m’a particulièrement fasciné, c’est le développement de la petite enfance et ce qui se passe dans le cerveau de l’enfant durant les 1 000 premiers jours, qui constituent une fenêtre d’opportunité essentielle. Nous la négligeons beaucoup, alors que de nombreux problèmes, notamment ceux liés à la violence et à la criminalité, peuvent trouver leurs origines dans la petite enfance.

Cette période commence dès la conception. Les influences positives ou négatives peuvent avoir un impact majeur sur le développement de l’enfant.

Cette expérience m’a également permis de travailler en collaboration avec d’autres agences du système des Nations unies et de développer des projets conjoints avec l’OMS, l’UNFPA et d’autres partenaires.

Puis est arrivée la crise de la Covid-19. J’étais alors le seul médecin à l’UNICEF, en plus d’être spécialiste en médecine préventive et en épidémiologie.

C’était donc une période durant laquelle j’ai dû mobiliser mon expérience afin de proposer des idées, des projets et des mesures pour faire face à la crise, à la fois pour le personnel des Nations unies et leurs familles, mais également pour les partenaires nationaux.

Pourquoi la Tunisie ? Comment êtes-vous arrivé en Tunisie ?

Je suis venu à Tunis pour gérer un projet d’une ou deux années : le projet de thérapie cognitive et comportementale dans les prisons tunisiennes. Mais juste avant, j’étais sur le point d’aller travailler au Yémen comme coordinateur médical dans une ONG médicale. Le destin en a décidé autrement.

Je suis rapidement devenu familier avec le contexte tunisien. Je ne me suis pas senti dépaysé. Le contact a été très facile parce que j’ai toujours été à l’écoute de mes partenaires et que j’essaie de faire en sorte que leurs idées, leurs propositions, leur expérience et leur expertise soient prises en compte dans le travail que je réalise.

Ce projet a vraiment réussi. Il a eu beaucoup d’écho au sein du système des Nations unies, de l’ONUDC et de la communauté internationale.

Nous étions très fiers de voir la Tunisie réussir un projet pilote, notamment parce qu’il s’agissait d’une première expérience dans la région. Nous n’avions pas de modèle sur lequel nous pouvions simplement nous baser, mais nous avons réussi. Cela ne pouvait que nous rendre fiers.

Par la suite, le portefeuille de projets s’est élargi. Nous avons développé un projet pour renforcer la prise en charge des femmes détenues, puis un autre pour renforcer la prise en charge des enfants en conflit avec la loi au niveau des centres de rééducation.

J’ai ensuite été désigné chef du bureau de l’ONUDC par intérim en Tunisie, avec des responsabilités de plus en plus croissantes, que j’ai pu gérer grâce à ma formidable équipe, que je considère comme une seconde famille.

Quelles perspectives pour l’ONUDC en Tunisie ?

Quelles sont désormais les perspectives pour le bureau de l’ONUDC en Tunisie ?

Pour moi, les perspectives consistent à maintenir et à élargir les projets et les programmes du bureau de l’ONUDC en Tunisie, tout en assurant un dialogue continu avec les partenaires nationaux.

Il faut également renforcer les efforts de mobilisation des financements. C’est aujourd’hui un défi important, qui est d’ailleurs mondial.

En tant que chef de bureau, je considère que ma mission principale est d’écouter les partenaires nationaux et de faire tout ce qui est de mon ressort pour mobiliser les financements qui permettront de développer et de poursuivre les programmes d’appui à nos partenaires tunisiens.

Vous avez également évoqué de nouvelles actions en matière de prévention des drogues auprès des jeunes.

Nous allons bientôt lancer un projet de prévention auprès des jeunes avec le ministère de la Santé. Nous souhaitons utiliser les services de médecine scolaire et universitaire afin de diffuser des messages de prévention sur l’usage des drogues. Il faut également réfléchir à la manière dont nous transmettons ces messages.

Quand on achète un paquet de cigarettes, on voit des avertissements indiquant que le tabac provoque le cancer, accompagnés parfois d’images très fortes. Est-ce que cela empêche les gens d’acheter des cigarettes ? Pas nécessairement.

Il faut donc aller à la source. Montrer une conséquence ne suffit pas forcément : il faut également travailler sur les causes et les facteurs de risque et de vulnérabilité, en se basant sur la psychologie de l’enfant et de l’adolescent.

Il y a également une terminologie à adopter. Une personne qui présente des troubles liés à l’usage de drogues est une personne qui souffre d’une maladie chronique appelée addiction. Il faut intégrer davantage le volet scientifique pour encourager les personnes à demander de l’aide sans avoir peur d’être stigmatisées.

Impliquer les jeunes comme des acteurs de changement positif dans leur communauté est une stratégie qui a démontré son efficacité et son impact. Ils peuvent eux-mêmes diffuser des messages. Un message peut parfois être mieux transmis par un jeune formé qui va ensuite parler à ses pairs.

Même si je suis médecin, un jeune peut être beaucoup plus convaincant auprès d’un autre jeune.

« La prévention est une science »

Vous faites une distinction entre sensibilisation et prévention. Pourquoi est-elle importante ?

Il existe souvent une confusion entre sensibilisation et prévention. La sensibilisation peut consister à distribuer un dépliant contenant des messages à quelqu’un. Mais ensuite, on ne sait pas forcément si le message a été compris ou s’il a entraîné un changement.

La prévention est une science. Ce sont des personnes qui étudient pendant plusieurs années, notamment dans le domaine de la médecine préventive, pour savoir comment prévenir selon des standards internationaux et des stratégies bien étudiées. Ce n’est pas simplement une action ponctuelle ou une initiative.

Cela dépasse les approches fondées uniquement sur la peur ou sur la diffusion d’informations. Il faut comprendre les mécanismes, identifier les causes, mobiliser les personnes concernées et mettre en place des stratégies qui permettent réellement de changer les comportements.

Related posts

Tunisie : Le ministère de l’Éducation fixe les dates de la rentrée scolaire 2026-2027

Décès de l’avocate Najeh Ben Abdeljalil

TAV Tunisie obtient la certification RA3 pour ses opérations de fret à l’Aéroport International Enfidha–Hammamet