Le Front de salut national, principale coalition d’opposition, a organisé vendredi soir un sit-in devant le théâtre municipal de Tunis pour réclamer la libération des opposants poursuivis pour « complot », « incitation » et « atteinte à la sûreté de l’État », ainsi que pour appeler à la reprise du processus démocratique.
Dans son intervention au nom du Front, Belgacem Hassan, dirigeant du parti Ennahdha, a dénoncé des procès « bâtis sur des accusations sans fondement » et a estimé qu’ils relèvent de « règlements de comptes politiques ». Il a alerté sur la situation « préoccupante » des détenus et des personnes assignées à résidence, évoquant notamment la dégradation de leur état de santé et le refus des autorités de leur accorder les soins nécessaires.
Le responsable a par ailleurs appelé les forces d’opposition à « resserrer les rangs » et à dépasser leurs divergences pour « faire front commun face à l’autoritarisme ».
Le Front a aussi exprimé sa solidarité avec les habitants de Gabès, victimes d’un environnement gravement pollué par le complexe chimique, réclamant une consultation nationale sur l’avenir du site industriel et des mesures urgentes pour protéger la santé publique et l’écosystème local.
La coalition a salué « la résistance du peuple palestinien » et s’est félicitée de la trêve conclue à Gaza, la présentant comme « une victoire contre l’occupation ».