Derrière la condamnation à mort prononcée le 1er octobre 2025 par le tribunal de première instance de Nabeul, se trouve l’histoire d’un homme de 51 ans, au parcours marqué par les difficultés sociales et personnelles. D’après son avocat, Oussema Bouthelja, le concerné est père de trois enfants âgés de 12, 10 et 7 ans, il subvient également aux besoins de sa mère âgée. Issu d’un milieu modeste, il n’a pu poursuivre sa scolarité au-delà de la deuxième année secondaire (équivalent à la 8e année de base).
Son quotidien est celui d’un ouvrier, vivant dans une situation sociale fragile. Un accident de travail survenu en 2004 lui a laissé un handicap permanent, compliquant davantage ses conditions de vie.
Selon son avocat, ses publications Facebook, qui lui ont valu cette lourde condamnation, étaient en grande partie des partages de contenus existants, suscitant peu, voire aucune interaction. Il aurait expliqué que son intention n’était pas de nuire, mais d’attirer l’attention des autorités sur sa situation sociale, dans l’espoir d’obtenir clémence et soutien.
Le verdict, jugé par beaucoup très sévère, voire absurde, a provoqué une véritable vague d’indignation auprès des droit de l’hommistes mais aussi sur les réseaux sociaux. Internautes, activistes et organisations de défense des droits humains ont exprimé leur stupéfaction face à une décision qui semble disproportionnée par rapport aux faits reprochés.
Rappelons que l’accusé a été arrêté depuis le 22 janvier 2025 et condamné à mort, le mercredi 1er octobre 2025.
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