La municipalité d’Ezzahra a annoncé, dans un communiqué publié le 29 août, le lancement d’une campagne intensive d’abattage des chiens errants dans tous les quartiers de la ville. L’opération se déroulera chaque soir entre 22h et minuit et devrait se poursuivre pendant un mois.
La municipalité justifie cette décision par la prolifération des chiens errants, qui représenterait un danger pour la sécurité des habitants. Elle précise avoir agi en réponse à de nombreuses pétitions de citoyens ainsi qu’aux articles et publications sur les réseaux sociaux dénonçant cette situation. Elle appelle également les résidents à ne pas jeter leurs déchets en dehors des conteneurs pour éviter d’attirer les animaux.
Une polémique immédiate
L’annonce a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et auprès des habitants. De nombreux internautes et associations de protection animale dénoncent une mesure cruelle et non durable, estimant que l’abattage n’apporte pas de solution à long terme au problème des chiens errants.
Les critiques appellent à des alternatives plus respectueuses, telles que la stérilisation, la vaccination et les programmes d’adoption, qui permettent de contrôler la population canine tout en garantissant le bien-être des animaux.
Cette polémique illustre le dilemme auquel sont confrontées les autorités locales entre sécurité publique et protection animale, un enjeu récurrent dans la gestion des chiens errants en Tunisie.