Dans un communiqué conjoint, la Commission des photographes de presse et la Commission de la déontologie professionnelle relevant du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) ont tiré la sonnette d’alarme face à la diffusion massive de photos et vidéos capturées dans des conditions contraires à l’éthique journalistique, notamment lors de la couverture de festivals estivaux.
Les deux commissions dénoncent des pratiques « portant atteinte à la dignité des personnes filmées » et émanant d’individus qui ne sont en aucun cas des journalistes professionnels, mais plutôt des créateurs de contenus à la recherche de visibilité ou de gains commerciaux.
« Ces contenus ne respectent ni la déontologie de la profession, ni ses règles fondamentales, et sont souvent relayés par des pages non journalistiques sur les réseaux sociaux », déplore le SNJT, qui met en garde contre l’amalgame entre professionnels de l’information et opportunistes. Ce mélange, selon le syndicat, nuit gravement à la crédibilité du secteur.
Face à ces dérives, le SNJT :
-
affirme que les contenus circulant sur les réseaux sociaux ne proviennent pas de journalistes ou de photographes de presse accrédités, mais de personnes usurpant l’identité professionnelle à des fins personnelles ou promotionnelles ;
-
juge « grave » le fait que certaines directions de communication de festivals octroient des accréditations presse à des non-professionnels, appelant à mettre fin à cette pratique ;
-
appelle les organisateurs et les bureaux de presse des festivals à ne reconnaître que les journalistes et photographes munis de cartes professionnelles valides, délivrées par des instances reconnues, à savoir la Commission nationale d’attribution de la carte de journaliste professionnel et le Syndicat national des journalistes tunisiens.
Le SNJT rappelle enfin que le respect de l’éthique professionnelle demeure le seul garant d’un contenu médiatique crédible, respectueux du public et de la mission journalistique.