Le comité juridique de la Flottille Al-Sumud a annoncé, samedi 4 octobre 2025, que le participant tunisien Mouheb Snoussi a été violemment agressé par des éléments de la police israélienne. L’incident est survenu lorsqu’il a sorti un drapeau palestinien, soigneusement dissimulé sous ses vêtements, et l’a brandi tout en entonnant, avec d’autres militants, des slogans réclamant la liberté pour la Palestine. L’action coïncidait avec l’arrivée du ministre israélien de l’Intérieur au port d’Ashdod, qui a multiplié les menaces à l’encontre des participants.
Selon ses avocats, malgré la brutalité de l’agression, le militant tunisien conserve un moral élevé. Par leur intermédiaire, il a adressé ses salutations au peuple tunisien et aux peuples libres du monde, appelant à maintenir la pression internationale afin d’obtenir la libération de l’ensemble des activistes détenus.
Le comité juridique a également indiqué que 280 participants avaient comparu vendredi 3 octobre devant le tribunal de l’immigration israélien. Parmi eux, 200 ont été entendus sans l’assistance d’avocats, tandis que les autres ont bénéficié de l’accompagnement de la défense. Les audiences se poursuivent ce samedi, après le report des procès de 200 militants supplémentaires.
En raison du week-end en Israël, les audiences se déroulent au ralenti. Alors que sept juges avaient siégé la veille, seuls deux magistrats sont mobilisés aujourd’hui. Cette lenteur pourrait entraîner la prolongation des procédures jusqu’à dimanche.
Le comité a par ailleurs annoncé que 100 militants ayant signé un document de « renvoi accéléré » devraient être expulsés dans la journée. Ces derniers ont ainsi choisi d’éviter de comparaître devant la justice israélienne. Les avocats ont précisé que la signature de ce document ne saurait être interprétée comme une reconnaissance de la légitimité de l’occupation, chaque participant ayant été libre de décider d’y recourir ou non.