Les opérations de reboisement des zones ravagées par les incendies ne sont pas engagées immédiatement après les sinistres. Elles interviennent seulement deux à trois ans plus tard, afin de laisser le temps à la nature de se régénérer, a expliqué ce mercredi 29 juillet 2026 le sous-directeur de la protection des forêts à la Direction générale des forêts, Aroussi Rbiaï.
S’exprimant sur les ondes de la Radio Nationale, le responsable a indiqué que les zones touchées par les incendies doivent d’abord être nettoyées et débarrassées des résidus du feu, avant d’envisager toute opération de reboisement. Selon lui, cette période d’attente est indispensable pour permettre aux écosystèmes de retrouver progressivement leur équilibre naturel.
Aroussi Rbiaï a rappelé que la saison nationale de reboisement débute chaque premier dimanche du mois de novembre, à l’occasion de la Fête de l’Arbre. Il a, à cet égard, insisté sur la nécessité de coordonner les campagnes de plantation avec les services de la Direction générale des forêts afin d’en garantir l’efficacité.
Le responsable a précisé que les espaces forestiers incendiés commencent généralement à retrouver un couvert végétal après environ trois ans. En revanche, la reconstitution complète d’un écosystème forestier nécessite près de 30 ans, a-t-il souligné.
Vague de chaleur exceptionnelle : une bataille ouverte contre les flammes
Évoquant les moyens mobilisés pour lutter contre les incendies, Aroussi Rbiaï a fait état d’un important déficit en ressources humaines, le corps forestier ne comptant actuellement que 260 agents. Il a également relevé un manque de moyens matériels, notamment de camions spécialisés et d’engins lourds, une situation qui complique les interventions rapides sur les départs de feu.
Le sous-directeur de la protection des forêts a, par ailleurs, indiqué que 95 % des incendies de forêt sont d’origine humaine. Certains sont dus à la négligence ou au manque de sensibilisation, tandis que d’autres sont provoqués de manière intentionnelle.
Selon les chiffres avancés par le responsable, les incendies enregistrés dans plusieurs régions du pays depuis le début de l’été ont détruit près de 12.000 hectares de forêts.