La France a condamné « avec la plus grande fermeté » les frappes massives menées par Israël le 8 avril sur le Liban, notamment dans plusieurs quartiers de Beyrouth.
Selon un premier bilan communiqué par les autorités libanaises, ces attaques ont fait au moins 250 morts et plus de 800 blessés, dont une proportion importante de civils. Ces nouvelles victimes s’ajoutent aux plus de 1 500 personnes tuées depuis le début des hostilités déclenchées le 2 mars, dans le cadre du conflit opposant le Hezbollah à Israël.
Paris estime que ces frappes interviennent à un moment particulièrement critique, alors qu’un cessez-le-feu temporaire venait d’être conclu entre les États-Unis et l’Iran. Les autorités françaises jugent ces attaques d’autant plus préoccupantes qu’elles risquent de fragiliser cette trêve naissante et d’aggraver l’escalade régionale.
La France appelle ainsi l’ensemble des parties à faire preuve de retenue et à saisir l’opportunité offerte par ce cessez-le-feu pour élargir la désescalade au Liban et ouvrir la voie à une sortie de crise durable.
Dans ce contexte, Paris a réaffirmé sa solidarité avec le peuple libanais, durement touché par un conflit qu’il subit, et a pointé la responsabilité du Hezbollah, accusé d’avoir entraîné le pays dans une guerre aux conséquences humaines et matérielles lourdes.
La France a enfin assuré qu’elle poursuivra son soutien au gouvernement libanais, tant pour le rétablissement de sa souveraineté que pour l’assistance aux victimes et aux populations déplacées.