L’annonce faite ce mercredi 4 mars par Mohammad Akbarzadeh, un haut responsable des forces navales des Gardiens, cité par l’agence étatique Fars, marque une escalade sans précédent dans le conflit qui embrase le Moyen-Orient depuis une semaine après les frappes israélo-américaines contre l’Iran. En affirmant que les Gardiens de la révolution exercent désormais un contrôle total sur le détroit d’ormuz, Téhéran active son levier le plus redoutable face à cette offensive.
Cette déclaration transforme cette voie navigable, par laquelle transite un cinquième du pétrole mondial, en une véritable zone de guerre où la marine iranienne menace de cibler tout bâtiment s’aventurant sans son accord. L’agence étatique Fars relaie ainsi une posture de défi absolu au moment même où les forces navales américaines reçoivent l’ordre de forcer le passage pour escorter les pétroliers bloqués.
Cette prise de contrôle s’inscrit dans un contexte de guerre ouverte déclenché le 28 février dernier par l’administration de Donald Trump. Le conflit a franchi un point de non-retour avec l’annonce, le 1er mars, de la mort du Guide suprême Ali Khamenei lors d’un raid ciblé, une perte immense qui a plongé le régime dans une logique de survie désespérée et de représailles massives.
Alors que l’entité sioniste mène parallèlement une offensive terrestre d’envergure au Sud-Liban contre le Hezbollah, l’Iran tente de paralyser l’économie mondiale en verrouillant le détroit d’Ormuz pour faire pression sur les puissances occidentales.
Sur le terrain, la situation est d’autant plus critique que les échanges de tirs de missiles et de drones se sont multipliés ces dernières quarante-huit heures entre Téhéran et les bases alliées dans le Golfe. L’affirmation d’un contrôle total sur le détroit apparaît donc comme un rempart afin de de provoquer un choc énergétique global.
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