Guerre contre l’Iran : tensions entre l’Espagne et les USA après les menaces de Trump

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L’Espage a réagi avec fermeté mardi aux menaces du président américain Donald Trump de « mettre fin à tout commerce » avec l’Espagne. Cette tension diplomatique survient dans le contexte des frappes aériennes iraniennes en riposte aux attaques israélo‑américaines contre l’Iran, et d’un désaccord croissant entre Madrid et Washington sur l’utilisation des bases militaires espagnoles.
Selon les autorités espagnoles, toute révision des relations commerciales avec les États‑Unis doit se faire dans le respect du droit international, de l’autonomie des entreprises et des accords bilatéraux en vigueur, notamment ceux conclus entre l’Union européenne (UE) et Washington. Elles ont souligné que l’Espagne, membre clé de l’OTAN, honore ses engagements militaires et diplomatiques, tout en contribuant significativement à la sécurité européenne.
L’attaque américaine contre l’Iran et les réactions de Téhéran ont intensifié les tensions transatlantiques, certains alliés européens exprimant leur désaccord avec la stratégie de Washington. Dans ce contexte, Donald Trump a accusé l’Espagne de ne pas fournir un degré de coopération satisfaisant, notamment en refusant l’usage de ses bases militaires pour des opérations liées au conflit.
Madrid a fermement rejeté ces critiques, rappelant que l’usage des bases se fait dans le cadre d’accords stricts et que les forces américaines n’y ont pas participé aux opérations contre l’Iran. Le gouvernement espagnol a également mis en avant le rôle de l’Espagne comme important pays exportateur au sein de l’UE, avec des échanges économiques « historiques et mutuellement bénéfiques » avec près de 200 pays, y compris les États‑Unis.
Pour faire face à un éventuel embargo ou conflit commercial, l’Espagne affirme disposer des ressources nécessaires pour atténuer les impacts sur son économie, soutenir les secteurs affectés et diversifier ses chaînes d’approvisionnement si besoin.

(Avec agences)

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