La justice libanaise a décidé, vendredi, de mettre en liberté Hannibal Gaddafi, fils du défunt dirigeant libyen Maammar Gaddafi, contre une caution de 11 millions de dollars après 10 ans de détention.
Hannibal Gaddafi a comparu devant le juge d’instruction Zaher Hammadeh, chargé de l’enquête sur la disparition de l’imam libanais Moussa Sadr et de ses deux compagnons, survenue lors d’une visite en Libye en 1978.
Lors de son audition, Hannibal Gaddafi s’est défendu en affirmant être « victime d’une injustice » et a insisté sur le fait qu’il était innocent. Il avait seulement deux ans au moment de la disparition de l’imam.
Depuis des décennies, certaines factions libanaises accusent le régime de Mouammar Gaddafi d’avoir été responsable de la disparition de Moussa Sadr. Hannibal Gaddafi avait fui la Libye en 2011, après la chute de son père, pour se réfugier en Syrie, d’où il aurait été enlevé puis transféré au Liban en 2015, selon ses avocats. Son avocat français, Laurent Bayon, a dénoncé la décision de libération sous caution, la jugeant « inacceptable au regard de la détention arbitraire de son client ». Il a annoncé son intention de contester la caution, soulignant que son client est sous sanctions internationales, ce qui rend impossible le paiement de la somme exigée.