L’association tunisienne de droit constitutionnel rendra hommage le 24 octobre courant à l’un de ses membres les plus marquants, le professeur Chawki Gaddès, disparu en laissant derrière lui un héritage intellectuel dense et une conception exigeante du droit et de la citoyenneté.
La cérémonie, qui se tiendra à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, à partir de 8h30 dans la salle Dhali El Jazi comprendra la projection d’un documentaire sur sa vie et son parcours, suivie de deux conférences autour du thème de la protection des données personnelles, domaine dans lequel Gaddès fut un pionnier et un militant discret, mais ferme.
Mais plus de trois mois après son décès, que reste-t-il aujourd’hui de ses combats ?
Juriste rigoureux, esprit libre, Chawki Gaddès refusait de réduire le droit à un simple instrument technique. Pour lui, le droit était un rempart moral, un cadre pour contenir les dérives et protéger les individus.
Son œuvre, à travers l’Instance nationale de protection des données personnelles, reste une référence… mais aussi un avertissement. Car la protection des données n’est pas un luxe juridique, c’est une condition de la dignité humaine.
