Interdiction du niqab : il s’agit « d’organiser les libertés » selon le ministre des Droits de l’Homme

Critiquée par certains et salués par d’autres, la circulaire relative à l’interdiction du port du niqab dans les structures publiques a beaucoup fait parler de lui depuis son émission. Pour le ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles, avec la société civile et chargé des Droits de l’Homme, Mohamed Fadhel Mahfoudh, le texte n’interdit pas l’accès aux niqabé(e)s aux structures publiques. L’objectif est de seulement les pousser à dévoiler leur visage avant d’entrer.
Intervenant sur Shems FM, le ministre a indiqué qu’il était hors de question de porter atteinte aux droits, mais il s’agit seulement de « les organiser » afin de préserver la sécurité du pays. « Je suis favorable à une loi interdisant le port du niqab », a-t-il assuré.
A titre de rappel, le Chef du gouvernement a publié une circulaire invitant les structures publiques à interdire l’accès aux niqabé(e)s. La décision, prise suite aux attentats de Tunis du 27 juin 2019, est expliquée par la volonté de préserver la sécurité du pays. Pour certains, il ne s’agit que d’une mesure électoraliste.

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