Investissements étrangers : Les prévisions de la FIPA pour l’année en cours

Your browser does not support the audio element.

Les flux d’investissements étrangers en Tunisie devraient atteindre quatre milliards de dinars en 2026, soit l’équivalent de 1,2 milliard d’euros. Cette prévision a été annoncée par Jalel Tebib, directeur général de l’Agence de promotion des investissements étrangers (FIPA), lors d’un entretien télévisé organisé dans les locaux de l’agence de presse nationale TAP.

Cette estimation repose sur l’évolution des intentions d’investissement enregistrées en 2025. Celles-ci ont atteint huit milliards de dinars, soit environ 2,4 milliards d’euros, ce qui représente une progression de 30 %. En 2024, sur un total d’environ cinq milliards de dinars d’intentions, 3,5 milliards, soit plus d’un milliard d’euros, ont été effectivement mis en œuvre. En conséquence, et sachant qu’environ la moitié des intentions recensées en 2025 devraient se concrétiser en 2026, le volume estimé de quatre milliards de dinars apparaît comme une projection cohérente.
Par ailleurs, Jalel Tebib a averti que la Tunisie est confrontée à une forte concurrence internationale. Cette situation exige, d’après lui, un renforcement des efforts pour attirer de nouveaux investisseurs et fidéliser ceux déjà implantés. Les incitations proposées aux entreprises étrangères constituent, à cet égard, un levier essentiel.
D’autre part, le directeur général de la FIPA a indiqué que les récents développements dans les pays du Golfe renforcent la position de la Tunisie comme destination attractive. Il a qualifié le pays de « havre » potentiel pour les investisseurs étrangers, en particulier ceux dont les activités sont tournées vers les marchés européens. La proximité géographique avec l’Europe représente, qui plus est, un avantage stratégique. Cette attractivité se traduit déjà par une augmentation des visites d’investisseurs provenant d’Asie du Sud-Est, d’Europe et d’Europe de l’Est.
Pour que cette dynamique se poursuive, plusieurs conditions doivent être réunies. Jalel Tebib a insisté sur la nécessité de fournir des zones industrielles adéquates, d’assurer un soutien efficace et d’offrir les incitations nécessaires, le tout dans le respect des réglementations environnementales et d’urbanisme. La capacité du pays à répondre à ces exigences conditionnera, en grande partie, le renforcement de son attractivité.

En dépit de certaines difficultés persistantes mais en cours de résolution, la Tunisie continue d’offrir un environnement favorable aux investissements. La disponibilité de compétences qualifiées ainsi qu’une administration attentive aux besoins des investisseurs viennent, par ailleurs, conforter ce constat.

Related posts

Le géant «Safran» annonce un investissement de 50 millions d’euros pour étendre ses activités en Tunisie

Collecte céréalière : les banques tunisiennes confirment leur mobilisation pour financer la campagne

Au Kef, une société chinoise explore un vaste projet industriel à fort potentiel d’emplois