Iran-USA : un blocus qui fait mal

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L’incertitude sur une éventuelle issue pacifique du conflit au moyen orient continue à peser. Une seule chose est sûre, c’est que ses conséquences, notamment sur le plan économique, qui ont commencé déjà à apparaitre depuis le début de la guerre, ne cessent de s’aggraver créant une déstabilisation quasi-totale au niveau des activités économiques liées directement ou indirectement au marché du pétrole.

Les prix ont grimpé depuis la soirée d’hier pour atteindre un niveau inédit. Clôturés à 126 dollars le baril, il y’a de quoi alarmer le monde entier. Le blocus exercé par les Etats Unis sur le détroit d’Ormuz ne semble arranger les affaires de personnes.

Selon la BBC, se basant sur les informations fournies par les analystes maritimes de l’observatoire Kepler, avant la guerre, 138 navires transitaient quotidiennement par le détroit. Depuis le blocus, le nombre de navires, transportant du pétrole, du gaz naturel liquéfié et d’autres marchandises n’a pas dépassé les 100 navires. Une baisse de 95 % au niveau du trafic est ainsi enregistré causant la panique actuelle à l’échelle mondiale.

Malgré le ton optimiste du président iranien dans un communiqué rendu public par l’agence de presse iranienne, indiquant que le blocus naval américain est « voué à l’échec », l’Iran est elle-même visiblement affecté par ce blocus. C’est ce qui ressort de l’incitation du ministre pétrole iranien, Mohsen Paknejad, adressé à la population iranienne sur la nécessité d’observer une « sobriété énergétique ».

CNN rapporte que, selon les médias officiels iraniens, le ministre iranien a appelé la population à réduire sa consommation de carburant face au blocus naval imposé à l’Iran estimant que cette sobriété énergétique constitue « un devoir religieux ».

Sur la même lignée, le président du Parlement iranien, Mohammad Baker Ghalibaf, a appelé à « l’unité » face au blocus américain. Il a considéré, dans une déclaration faite à la télévision d’Etat iranienne, que le blocus maritime américain vise à créer des « divisions internes » dans l’intention de « l’effondrement de l’Iran ». Pour lui, « la seule solution, pour faire échouer ce nouveau complot contre l’Iran, est de maintenir l’unité ».

De toute évidence, Donald Trump, pour sa part, semble déterminé à poursuivre, contre vent et marée, ce blocus. De hauts responsables de la Maison Blanche ont indiqué, selon ce qu’a révélé le site Axios et cité par l’AFP, que le président des États-Unis a évoqué, lors d’une réunion avec des dirigeants du secteur pétrolier américains, la possibilité d’un blocus contre l’Iran se prolongeant « pendant plusieurs mois », et ce, malgré le coût élevé de cette guerre qui s’élève jusqu’à présent à 25 milliards de dollars, selon une évaluation du coût de la guerre faite par le Pentagone et dévoilée lors d’une audition devant une commission parlementaire par  le ministre américain de la défense Pete Hegseth.

Krimi Abderrazek

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