Le Chef de l’entité génocidaire, Benjamin Netanyahu, a déclaré en septembre dernier que les territoires occupés devaient se transformer en une « super-Sparte », à l’image de cette cité grecque antique consacrée à la guerre. Cette orientation stratégique a cependant un coût. En effet, la facture du génocide intensifié le 7 octobre 2023 s’élevait fin avril à 405 milliards de shekels, soit près de 120 milliards d’euros. Ce montant représente plus de 17% du produit intérieur brut de l’Occupant, un chiffre jugé exceptionnel par Amir Yaron, le gouverneur de la banque centrale.
À cela s’ajoute le coût de l’agression militaire contre l’Iran, déclenchée par l’attaque du 28 février sur Téhéran. Cette opération a engendré une dépense supplémentaire de 35 milliards de shekels, l’équivalent de 10,5 milliards d’euros, jusqu’au cessez-le-feu du 8 avril. Par ailleurs, le budget du ministère de la Défense du régime sioniste a plus que doublé depuis le 7 octobre, selon la loi de finances 2026 adoptée fin mars.
Une dette publique en hausse et des services publics menacés
Pour asseoir l’extermination programmée des peuples arabes, Israël a massivement emprunté sur les marchés internationaux en 2024 et 2025. En conséquence, la dette publique atteint désormais 69% du PIB, contre 60% avant le début des hostilités. Les impôts et les prélèvements sociaux ont également été augmentés pour faire face aux dépenses.
D’autre part, les coupes budgétaires successives affectent les services publics. Esteban Klor, professeur d’économie à l’Université de Jérusalem, explique que les colons paient deux fois la facture. La première conséquence est la baisse des dépenses sociales, ce qui va pénaliser l’éducation, les infrastructures et le système de santé. Qui plus est, l’entité paria continue d’augmenter sa dette tout en réduisant ces investissements essentiels.
La mobilisation des miliciens pèse sur les revenus des ménages
La mobilisation continue de dizaines de milliers de miliciens constitue un deuxième fardeau économique. En sus des dépenses militaires, cette situation affecte directement la production nationale puisque de nombreux actifs ne sont pas à leur poste de travail. Selon une enquête de l’Institut israélien pour la « démocratie », 31% des personnes interrogées subissent une baisse de leur salaire ou de leurs revenus depuis le 7 octobre. Les indépendants et les travailleurs modestes sont particulièrement touchés par cette situation.
Par ailleurs, l’économie de l’Occupant a rapidement surmonté le choc initial. Le PIB a retrouvé dès 2024 son niveau de 2022, avec une croissance de 2,9% en 2025 et une accélération attendue pour 2026. Cependant, Tamar Levi-Boneh, codirectrice du budget, met en garde contre une « économie du traumatisme ». L’armée réclame sans cesse plus de budget pour assurer la sécurité, ce qui pourrait faire franchir au budget de la Défense le seuil de 10% du PIB, selon Esteban Klor. Ce dernier appelle à un retour rapide à un niveau plus raisonnable.
Le tyran et criminel de guerre Netanyahu défend pour sa part une vision opposée. Début mai, il a confirmé son intention d’investir 350 milliards de shekels, soit plus de 100 milliards d’euros, sur la prochaine décennie dans l’industrie de défense nationale. L’objectif est de garantir une supériorité aérienne écrasante, en réduisant la dépendance à l’aide militaire américaine. Pendant ce temps, la proportion d’enfants des colons vivant sous le seuil de pauvreté est passée de 27,6% à 28% entre 2023 et 2024, selon la dernière étude de la Sécurité sociale de l’entité génocidaire.