C’est un rideau chargé de promesses qui se lève ce samedi soir à la salle de l’Opéra de la Cité de la Culture de Tunis. Jusqu’au 10 octobre 2026, la 11e édition des Journées Musicales de Carthage (JMC) s’installe dans la capitale avec une ambition renouvelée : affirmer son statut de rendez-vous culturel incontournable et faire battre le cœur de la scène musicale internationale.
Pendant une semaine, la musique investira la ville à travers huit espaces scéniques, entre la vibrante avenue Habib Bourguiba et sept plateaux de la Cité de la Culture Chedli Klibi. Au total, 34 spectacles composeront cette mosaïque sonore, réunissant mélomanes et professionnels du secteur autour de talents venus de 15 pays, d’Afrique, du monde arabe, d’Europe et des Amériques.
Fidèle à sa tradition, le festival ménage ses effets. Si la soirée d’inauguration garde jalousement le secret autour d’une création originale dédiée au lien intime entre l’humain et la musique, la clôture est déjà promise aux envolées envoûtantes de la chanteuse syrienne Faia Younan.
Cette édition 2026 se distingue également par son engagement social et territorial. Avec le programme « JMC dans les prisons », placé sous le triptyque poétique « Soupir au rythme de la liberté », le festival franchit les barreaux. Après une ouverture le 4 octobre portée par les jeunes filles du centre de rééducation d’El Mghira, des artistes renommés — tels que Dendri, Jadhb, Mohamed Said ou Mohamed Ali Chebil — iront à la rencontre des détenus des pénitenciers de Borj Erroumi, Messaadine et Belli.
Parallèlement, le dispositif « JMC dans les régions » diffusera la magie de l’événement au-delà de la capitale, en acheminant une sélection de spectacles au cœur de plusieurs gouvernorats. Enfin, pour accompagner ces festivités, six rencontres professionnelles quotidiennes se tiendront du 5 au 10 octobre afin de débattre des grands enjeux et de l’avenir de l’industrie musicale.