La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter à la fin du mois d’octobre 2025 l’examen du dossier de Samir Hanachi, considéré comme l’un des membres les plus dangereux de ce qu’on appelle « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha.
Lors de la dernière audience, Samir Hanachi a comparu en état d’arrestation, aux côtés d’un second accusé, Nader Mahdhi. En revanche, plusieurs prévenus cités dans cette affaire et laissés en liberté provisoire étaient absents, dont l’ancien ambassadeur de Libye, Reda Boukadi.
L’affaire remonte à 2023, lorsque Samir Hanachi avait tenté de fuir le pays via la frontière tuniso-libyenne, dans l’intention de rejoindre la Turquie. Cette tentative d’évasion faisait suite à la fuite d’informations confirmant son implication officielle dans l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État 2 ».
Grâce à une étroite coopération entre des unités de la Garde nationale et de l’Armée, les forces sécuritaires ont pu suivre ses mouvements avec précision. Un guet-apens a été tendu à proximité de la frontière, aboutissant à son arrestation par une unité mixte de commando.
Suite à cette arrestation, une perquisition de son domicile a permis la saisie de documents en lien direct avec le dossier, renforçant ainsi les charges pesant contre lui. Cette découverte a également permis d’élargir le champ des investigations autour du réseau présumé de l’appareil secret d’Ennahdha.