La santé est-elle devenue un luxe en Tunisie ?

Déclaration après déclaration, Samira Meraï, ministre de la Santé, nous rappelle à quel point le secteur de la santé en Tunisie souffre. Il est  presque au bord de l’agonie. Auditionnée ce samedi 15 juillet 2017 par l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), la ministre affirme que parmi tous les services d’urgence des hôpitaux tunisiens, seuls ceux de l’hôpital Charles Nicole sont conformes aux normes internationales.
Que doit penser un tunisien lambda, qui a tellement de mal à joindre les deux bouts à la fin de chaque mois, s’il entend ce genre de déclarations ? Alimentation, transport, éducation, habillement : tant de secteurs qui pèsent d’ores et déjà très lourd sur son portefeuille. À cela s’ajoute donc la santé donc : s’il ne peut plus se tourner vers les services d’urgences publics pour se soigner en cas de besoin, devrait-il finalement se tourner vers les cliniques privées pour se soigner, sachant qu’il aura à débourser des sommes exorbitantes ?

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