Les tensions géopolitiques récentes, matérialisées par des blocages répétés dans le détroit d’Ormuz, ont sérieusement perturbé les flux de GPL vers l’Inde. Par conséquent, New Delhi a renforcé la gestion de ses réserves et entreprend de réduire sa dépendance structurelle aux fournisseurs du Moyen-Orient.
Dans ce contexte, Indian Oil Corp (IOC) a conclu un accord ferme avec Sonatrach. Ce contrat prévoit des importations régulières de GPL algérien dès 2027, avec l’achat mensuel d’une cargaison de 45.000 à 55.000 tonnes. Ce volume comprend du propane et du butane. En sus, le prix négocié est inférieur à celui de Saudi Aramco. Par ailleurs, les livraisons ont repris en juin, et les prévisions pour août indiquent environ 110.000 tonnes.
D’autre part, New Delhi projette d’augmenter ses achats américains pour couvrir un quart de ses importations en 2027. À cela s’ajoute un appel d’offres commun des trois distributeurs publics pour du GPL américain. Qui plus est, les consommateurs sont incités à utiliser le gaz en réseau. Pour l’Algérie, ce retour de l’Inde offre un débouché supplémentaire à Sonatrach.